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 [Contrat n°3] Le Neptuno

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Marionnettiste
MJ
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MessageSujet: [Contrat n°3] Le Neptuno   Dim 31 Aoû - 16:54

<= Le retour du Démeter

Depuis la vigie, la voie lactée est une couverture voluptueuse dans laquelle il est aisé de se perdre. Tant et tant d'étoiles et aucune horizon pour limite à leur immensité. Ces lumières lointaines se reflètent jusque dans l'océan et par temps clément, elles semblent environner le bateau, offrant à sa course une galerie d'étincelles.

Mais laissons-la la poésie et donnons à la vigie l'occasion d'enfin apercevoir la côte de dessiner dans le lointain, grâce à des lumières d'une nouvelle sorte. Nulle magie ou superstition n'accompagne celles-ci ; seulement une technologie depuis longtemps maitrisée par l'homme : le feu. Devenu source de lumière par la suite. Et que l'homme perché au plus haut des mâts du Démeter peut clairement identifié comme tel malgré la distance qui l'en sépare encore.
L'information est relayée en moins de temps qu'il ne faut pour dire Saperlipopette et le capitaine peut se réjouir de l'efficacité de son second pour ce qui a été du pointage cartographique et des estimations. Un voyage efficace et précis... bien que mortellement ennuyeux, comme dit précédemment.

L'approche du port est nocturne. Mais guère pour longtemps. La dame noire a paré ses atours depuis quelques heures déjà et bientôt elle devra rentrer chez elle et laisser sa place. Seule trace de son passage, une lune paresseuse qui affichera ses rondeurs jusqu'après la huitième heure du jour.

Malgré la nuit -ou bien est-ce justement en raison de celle-ci -, le port est auréolé de lumières. Des lanternes pendent de ci de là sur des piques hautes sur les quais, d'autres balayent les différents ponts des navires amarrés.
Il n'y a ainsi guère besoin de binocles pour lire les lettres dorées du Neptuno qui s'affichent sur la coque à babord.
Mais ce qui les hommes du Demeter voient également sans trop de peine, c'est le brick du gouvernement à quai lui aussi, quelques pontons plus loin. Le nom de celui-ci n'a aucune importance mais sa présence seule témoigne de la situation tendue qui se joue ici. Le Neptuno ne peut prendre la mer sans se faire prendre en chasse par le bâtiment du gouvernement, tandis que celui-ci n'est pas en mesure d'agir tant que le premier reste à quai. L'avantage d'une zone neutre telle que ce port.

Les choix qui s'offrent aux secouristes claviniens sont plutôt minces...


Mario a écrit:

De la même manière que le brick du gouvernement, vous n'êtes pas en mesure d'attaquer ce dernier depuis la mer.
A vous de voir quelle(s) option(s) il vous reste.
L'ordre des posts est laissé libre.

Vous avez jusqu'au 7 septembre, au soir (soit une semaine) pour mettre en place votre stratégie.
Une partie de celle-ci doit être rédigée à la suite de ce post pour que je puisse amorcer le début de l'action à mon prochain post. Tous les joueurs ne sont pas obligés de poster ce tour-ci.
Vous avez tout à fait le droit de communiquer autrement  : mp, cb, section dédiée à l'équipage que je vais ouvrir de ce pas et que les autres joueurs ne pourront voir.
Si tous les joueurs souhaitant poster à ce tour l'ont fait avant le 7 septembre, merci de me prévenir par mp, ou dans le dernier message, afin que j'entame au plus vite la suite de l'aventure et l'action à proprement parler pirat
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Slayn Valentine
Kamikaze
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Ven 5 Sep - 17:02

(Pardon d'avoir mis du temps à répondre. J'espère que ça ne fera pas trop court aux autres joueurs pour répondre, sinon je demanderai un délai)

Un voyage bien tranquille et sans histoire... C'était ce qu'il pouvait y avoir de mieux pour commencer la mission avec le meilleur moral possible. Ce genre de chose était toujours plus compliqué à obtenir quand on ressortait d'une tempête ravageuse ou d'une attaque malvenue. C'était la raison pour laquelle Slayn avait d'ailleurs veillé à éviter les navires inconnus en plus des patrouilles du gouvernement qui pouvaient se trouver sur leur route. C'était un adage bien connu de tout bon marin : "les rencontres en mer sont rarement de bonne rencontres..."

Le capitaine vampire avait également veillé à se montrer lui même le plus juste possible dans ce qu'il exigeait chaque jour de ses hommes. Appliquant par là même les conseils de Smith, ancien capitaine déjà bien rôdé dans la fonction. Personne ici n'ignorait être au service d'un vampire. Mais afin de maintenir la meilleure ambiance possible à bord, cette particularité du capitaine, à la grande surprise de Rose et de Killian était restée la plus discrète possible.

Pour parvenir à ce résultat, Slayn utilisait tout simplement la méthode qu'il avait déjà expérimenté à bord du Keltia, le premier navire où il avait servit. Cette méthode était très simple puisqu'elle consistait tout bonnement à se mettre en accord avec le médecin de bord. La saignée étant une pratique courante au moindre petit bobo, il aurait été effectivement dommage de gâcher ainsi tout ce sang perdu. C'est donc dans un calice et à l’abri des regards, dans les quartiers du capitaine, que finissait le plus souvent l'hémoglobine prélevé à l'équipage... sans que ce dernier n'est à souffrir le traumatisme d'une morsure, il est vrai, plus spectaculaire.

Bon, à côté de ça, il fallait dire aussi que Perry, prenait elle même très à coeur son rôle de source de sang attitrée. Le capitaine essayait la plupart du temps d'épargner également ce rituel à sa protégée, mais il y avait l'instinct... Ce plaisir de planter ses crocs dans la chaire tendre, pour gouter le sang frais. La sensualité et l'extase que l'on pouvait ressentir quand deux corps s’étreignaient durant ce baiser maléfique. Seule une personne bien vivante pouvait l'offrir, et Slayn remerciait chaque jour de ses attentions celle qui avait fait le choix de s'offrir à lui en sacrifice.

De jour, c'était Killian et Smith qui se chargeait de conduire les opérations et de mener les hommes. Slayn au début surveillait en secret les opérations via sa projection astrale, ce qui lui permit d'ailleurs de s'entrainer d'avantage à utiliser cette dernière. Mais très vite il apparut que les deux hommes connaissaient leur affaire, et veillaient à maintenir l'ordre et le respect dû au capitaine. Le moral des hommes était bon et l'ambiance de travail agréable. Ainsi le vampire s'accorda t'il un peu moins de sortie diurne afin de réellement pouvoir prendre un repos bien mérité.

*********

En ce début de nuit, Le Demeter était donc en vu du Neptuno, amarré à quai du port neutre, sous la surveillance étroite d'un brick du gouvernement. Slayn qui observait les lieux depuis le large, a l'aide de sa longue vue, ne pouvait que constater la situation. Les hommes du gouvernement faisait bien mieux surveiller le navire de Miloch Van der Kraft... Il le couvait littéralement !

Passant la longue vue à Killian qui était à ses côté, il jugea préférable de prendre quelques précautions avant de risquer le navire plus prêt des côtes.

"Je vais monter à bord... Continue à surveiller. Regarde aussi s'il n'y a pas d'autres navires et soldats du gouvernement dans le port...

Ah ! Et veille à ce qu'il n'arrive rien de fâcheux à mon corps en mon absence s'il te plais. "


Sous le regard étonné du lieutenant, il s'assit alors en tailleurs, dans une posture méditative. Le jeune lieutenant comprendrait assez vite le sens des paroles du vampire, Smith ayant déjà tenu Killian informé des quelques talents "particuliers" de ce dernier.

" Aller, à tout de suite ! "


Sur ses dernier mots, le corps de Slayn se raidit alors soudainement jusqu'à un point de tension extrême, avant de finir par s’affaisser tout entier, comme une marionnette dont on coupait soudainement les fils. Le capitaine était pourtant bien là... esprit flottant a côté du lieutenant de bord, désormais parfaitement incapable de le voir et de l'entendre.

Le vampire ne perdit alors pas plus de temps et se dirigea directement en direction du Brick, tel un fantôme flottant au dessus des eaux.

Ce n'est que quelques minutes plus tard que le corps de Slayn se remit à bouger peu à peu. Il finit enfin par se relever encore un peu chancelant avant d'attraper un gourde à sa ceinture, dont il vida le contenu. Inutile de préciser ce que cette dernière pouvait bien contenir.

Ayant recouvré ses forces, Slayn ordonna alors au lieutenant de bord.

" Trouves moi dans la réserve un pavillon appartenant au pays neutre le plus proche, et fais le hisser. Nous allons accoster.

Si tu croise Smith, Océan et Perry, dis leurs également de venir. J'ai à leur parler."

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Marionnettiste
MJ
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Dim 7 Sep - 17:41

La nuit était tombée... et j'ai l'impression de me répéter...
Détail qui peut paraitre inintéressant mais qui a tout son intérêt dans le plan élaboré par le sieur vampire. Allez savoir pourquoi celui-ci préférait la discrétion de la lune à la clarté de l'astre diurne... Dans la situation présente, il n'était pas seulement question de son petit problème de résistance aux rayons mortels du soleil mais bien plus d'une affaire de discrétion pour l'ensemble des actions que l'équipage devait mener.

Le plan était simple, enfin sur le papier. S'emparer du bateau ou tout au moins le mettre hors d'état de nuire. Pour arriver à cela, à chacun avait été assigné une mission bien précise.
Rester à savoir si tout se déroulerait comme escompté. Les talents de tous allaient être mis à l'épreuve. Une épreuve qui permettrait aussi de voir comment se comportaient les nouveaux éléments de l'équipage. Une sorte de test en situation réelle en somme. Jusqu'où doit être prêt à aller un pirate à la solde de Valentine ? Nous allons le savoir dans peu de temps...

Vous vous trouvez tous en train de faire le pied de grue à l'ombre d'une porte cochère ou d'une ruelle adjacente. Le brick est juste devant vous. (imaginez que l'image est prise de nuit xD)
Quelques lanternes sur le pont supérieur, des ombres humaines qui circulent mais pas un rire, pas un mot, pas un bruit. Ça ne doit pas rigoler tous les jours de servir dans l'armée du gouvernement. Les matelots s'acquittent de leur tache et vous n'en trouverez pas à lambiner avec un jeu de cartes et quelques piécettes pour arrondir leur fin de mois. Du moins pas tant qu'ils sont à bord. La discipline est le mot d'ordre ; la bride n'est jamais lâchée que timidement et parcimonieusement, en des occasions très très spéciales. Tous espèrent qu'une présente rapidement le bout de son museau en la prise de ce navire qui les nargue sur le quai là-bas. Mais le capitaine s'abstint à la prudence et à la retenue dans cette action tout en menant une vie d'enfer à son équipage. Les caisses d'armes sont régulièrement contrôlées, les lames affutées, les pistolets à un coup nettoyés. Le pont reflèterait presque les étoiles tant il est briqué tous les jours.  Les divers cordages sont vérifiés, refaits, graissés. Sous le commandement du capitaine Ledario, on n'a pas le temps de s'ennuyer, même à quai.

Groupe Perry-Océan
Votre mission si vous l'acceptez..." Ah non, c'est pas ça !
Hm...
Votre objectif est clair. Le capitaine Slayn vous a donné les indications qui devront vous mener à la  bonne résolution de celui-ci.
Vous devez saborder le bâtiment. Pour cela vous devez vous rendre en différents points du navire afin d'opérer votre action de la manière la plus efficace qui soit.
En premier lieu, vous devez saboter la barre qui dirige le gouvernail. Celle-ci se trouve sur la passerelle, à la poupe du pont supérieur. Étrangement difficile d'accès sans se faire repérer... Même si le barreur n'est pas collé à son poste, vu que le navire est amarré. A moins que la diversion soit impeccablement réalisée plus loin. Heureusement (tadamm !!) il y a un autre moyen de saboter le gouvernail : en passant dans les parties inférieures du navire. Attention cependant à ne pas vous y perdre ^^

2e objectif (rien ne vous empêche de vous séparer pour mener plus rapidement les opérations) : saboter les réserves de poudre et/ou les bragues qui permettent de freiner le recul des canons lors de la mise à feu.
Objectifs optionnels : tout autre petit sabotage qui pourrait handicaper les manœuvres ou les attaques du brick en cas de sortie en mer et d'affrontement.

Attention : Si vous avez dans l'idée de récupérer le navire pour votre usage personnel ou pour le revendre ensuite au plus offrant, les sabotages ne doivent pas être définitifs afin de pouvoir manœuvrer vous-même le navire sans se lancer dans des réparations longues et fastidieuses.

Groupe Slayn-Killian
Vous arrivez ensemble, et escortés de quelques autres camarades du Démeter, pour mener l'attaque de front. Le but de cette manœuvre est simple : faire diversion. Vos deux petits camarades doivent avoir un accès plutôt libre pour arriver à leurs fins ; il vous faut donc vous occuper de tout le petit monde qui se trouve sur le pont... et ailleurs.
A Killian de voir quand il part de son côté pour mener sa propre mission : trouver et capturer le capitaine Ledario pour que ses hommes se rendent et que le bateau leur soit cédé. Il est évident qu'à trop attendre, la cible va se mêler à ses hommes et il serait plus difficile de s'en saisir proprement.

Citation :
Voici l'exposé de votre plan ainsi que vous l'avez conçu et quelques indications pour que vous puissiez commencer l'abordage.

Il n'y a pas d'ordre imposé pour ce tour -ni pour les suivants (comme ça c'est dit et je n'aurais pas besoin de le repréciser ensuite). Vous êtes libre de poster quand vous le pouvez, tant que vous respectez le délai maximum imparti.

Veillez à terminer votre post par quelques subtiles d'actions (ou prévisions d'action-s future-s) quand bien même vous n'êtes pas en situation de combat. Je m'appuierais sur celles-ci pour conclure le tour et vous faire avancer -si les conditions s'y prêtent.

Délai (10 jours) : mercredi 17 septembre
De même, si vous postez tous avant cette date, la réponse viendra plus tôt.

A vooooos claviers pirat

Mario a écrit:
EDITION
Sur demande, prolongation du délai jusqu'au samedi 20 septembre au soir !
DERNIER DELAI


Dernière édition par Marionnettiste le Mer 17 Sep - 13:59, édité 2 fois
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Morrigan

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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Sam 13 Sep - 17:42

Killian SimonsLa traversée lui avait permis de se familiariser avec le bâtiment et surtout avec les hommes. Killian avait cette facilité pour s'entendre avec tous. C'était nettement plus pratique pour le poste qu'il occupait. Il était le tampon entre le capitaine et son second et les gars d'équipage.

Quand ils arrivèrent au port, ils n'eurent aucun mal à repérer leur cible, ni même le navire gouvernemental qui la surveillait d'un peu trop près.
Valentine lui avait fait la démonstration d'une technique dont il avait entendu parler mais qui restait un mystère pour beaucoup. Et il y avait de quoi. La projection astrale n'avait rien d'impressionnante dans sa simple contemplation : le capitaine s'était assis puis comme vidé de son énergie, il s'était effondré par terre. Quand il était revenu à lui de longues minutes plus tard, il avait bu une longue lapée dans sa gourde personnelle puis lui avait demandé de convoquer la petite équipe après avoir hisser un pavillon quelconque.

Le plan était clair. Simons s'était vu assigné une mission : le capitaine. Le trouver, le capturer et surtout le garder vivant jusqu'à ce qu'il accepte de rendre le navire. Enfin, s'il résistait trop, il n'allait pas non plus risquer sa propre sécurité pour un gars qui n'a rien à faire de la sienne.
Le lieutenant se tenait non loin du vampire ; le moment était à l'abordage. Ils profitèrent du calme absolu qui se tenait sur le navire pour s'en approcher dans l'ombre de la nuit. Killian trouvait dommage que ces marins doivent se cantonner à un silence de plomb alors que rien ne forçait la discipline lorsqu'on se trouvait à quai. Il se ferait une joie d'attraper le capitaine qui imposait cette rigueur plus que militaire à ses hommes. Il était sur que son père n'avait pas été aussi strict lorsqu'il commandait un bâtiment.

La main sur la quille du brick, le jeune homme avait aussi défouraillé en partie son sabre, attendant le signal de son chef.

[HJ]
Killian a écrit:
Dès que Slayn donne le top départ, il s'engouffre à la suite. Il ne va cependant pas directement au contact, pour ne pas perdre du temps. Son objectif est de rejoindre l'arrière où se situe l'entrée des cabines des officiers et notamment celle du capitaine. Il va donc essayer de rester discret et de se déplacer loin de ses compagnons.
1- Il arrive à rejoindre l'arrière sans rencontrer de résistance, courant rapidement.
2- Sur le pont, il se fait remarquer et est donc attaqué par un ou des marins, au même titre que les autres. Son objectif va donc être de se débarrasser assez rapidement de ses adversaires.

  • Il pare essentiellement, tout en continuant à se déplacer vers l'arrière.
  • S'il y en a un de plus coriace, il est obligé de s'arrêter et de combattre plus sérieusement.

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Slayn Valentine
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Mar 16 Sep - 22:16

L'heure de lancer les hostilités avait sonné. Chacun connaissait son rôle et il était plus que temps de mettre en pratique le plan élaboré plus tôt.

Slayn se tenait au côté de Killian qui avait lui même sa propre mission à remplir. Derrière eux se trouvait un groupe de pirate prêt à en découdre et a suivre fidèlement les ordre du chef de guerre, qui comme tout bon général, allait combattre en tête de ses troupes.

La priorité pour le vampire était de conserver l'effet de surprise pour donner l'avantage à ses hommes. En tout cas, mieux ne valait pas lancer trop tôt une diversion spectaculaire, pour faciliter la tâche a ceux qui se chargeraient d'opérer en coulisse.

Le vampire désigna alors de la main deux de ses matelots et leur adressa quelques signaux de la main, qui eurent pour effet de les faire partir séparément. Un langage des signes simple et convenu au préalable était en effet la manière la plus silencieuse de procéder.

Quelques minutes après, et d'un geste plus ample du bras, il ordonna à un autre petit groupe d'homme de se séparer du gros de la troupe, qui disparu à son tour dans la nuit. (Groupe parmi qui doivent se trouver Perry et Océan avec leurs propres objectifs normalement.)

Là encore, après quelques instant, c'est d'un simple signe de la main, compréhensible par tout le reste de la troupe, qu'il donna l'ordre qu'on le suive afin de mener l'assaut de front.

Le sort en était jeté.

Avant d'arriver en vu des soldats qui gardent la passerelle, Slayn préféra faire halte momentanément à sa troupe pour s'avancer seul en direction de ces derniers.

Attendant que ces derniers ne le remarquent, il leva alors les mains en signe de soumission.


Citation :
Slayn préfère la jouer stratégique plutôt que bourrin, dans un premier temps.
Il a donc envoyé plusieurs hommes avec pour mission de se glisser dans l'eau du port un peu plus loin et d'approcher le navire discrètement à la nage. Les laps de temps qu'il à laissé passer avaient pour but de laisser chacun se mettre en place.

Les deux premiers matelots envoyés ont pour mission de s'approcher séparément de chaque côté de la passerelle et de rejoindre discrètement la terre ferme une fois au plus près des gardes. Il a également envoyé un petit groupe d'homme qui doit s'approcher à la nage par l'autre côté du navire et pénétrer à l'intérieur par les parties inférieures (je pense aux volets des canons notamment). Ils pourront éventuellement servir à Perry et Océan pour faciliter leur entrée dans le navire, mais leur mission est de rejoindre directement le dortoir et de faire prisonnier (ou tenir en respect) les hommes sensés y dormir, pour ne pas qu'ils puissent venir renforcer les troupes combattantes sur le pont supérieur.

1- En levant les bras, Slayn donne signal aux deux premiers matelots de surgir de leur cachette et de neutraliser silencieusement les gardes de la passerelle.

- Si cette action réussit, il dégaine son épée, et monte à bord du navire en faisant signe à ses hommes de le suivre silencieusement. (avec un peu de chance, les soldats chargés de la ronde à bord ne les auront encore pas vu :p)

- Si cette action rate (genre les matelots ne sont pas là, ou s'ils ratent leur coup), Slayn tente de se rapprocher au plus vite des deux gardes et baissera les mains pour essayer de les tuer avec ses lames secrètes.

Si l'alerte est donnée pendant cette action (ou que cette dernière foire totalement), là le vampire ne fait pas de chichi, il ordonne de charger pour monter a bord par la force et advienne que pourra XD

2-
- Si l'équipe n'est pas encore repérée, Slayn laisse partir Killian, et tente de s'approcher par derrière la ronde la plus proche pour les attaquer en traitre à l'aide de son épée géante. Il a au préalable envoyé ses hommes essayer d'en faire de même sur les autres parties du pont supérieur.

- Si l'équipe est repérée, là c'est un assaut classique. Slayn donne le ton en se plaçant en tête et en essayant de faucher les hommes les plus proches de son épée géante. Il ordonne a ses hommes d'essayer de se disperser pour ne pas qu'ils se retrouvent encerclés, et éventuellement pouvoir suffisamment occuper l'ennemi pour permettre à Killian de remplir sa mission.

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Océan de Larose

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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Mer 17 Sep - 17:34

C’était le premier voyage d’Océan en tant qu’employé sur un navire, et tout se déroulait exactement comme il l’aurait souhaité. Pour tous, ce ne fut qu’une longue et ennuyeuse traversée sans rien de plus mais pas pour l’ingénieur. Le ciel était découvert, pas de tempête, pas d’appel urgent de ses compétences, il avait en grande partie le champ libre pour ses propres travaux. Bien qu’Océan ait passé des heures à peaufiner ses plans de canon à rechargement rapide, on semblait rechigner à lui confier une de ces armes pour un prototype, préférant qu’il se serve sur place certainement. Durant une autre partie non négligeable des journées de paix de ce long voyage, il discutait des plans qu’on lui avait fournis du navire avec Smith, des failles qu’il descellait, des points faibles et des points forts, du poids que pourrait supporter une partie du navire et d’autres considérations pouvant se montrer utile dans un futur prochain. Lors de son temps libre, Océan passait la plupart de son temps à lire en attendant que les premières étoiles apparaissent puis montait sur le pont pour y faire de longs relevés sur les positions de ce qu’il observait à l’aide d’un télescope, traçant sur différents papiers des trajectoires allant du cercle à d’autres sans logique apparente en passant par l’ellipse.

Tout n’était pas parfait cependant, Océan n’avait guère retrouvé le sommeil, ne dormant que quelques heures par nuit et évitait de son mieux (ce qui, durant le jour, n’était pas compliqué) son capitaine depuis ses révélations sur le quai. Il avait l’impression que jamais il ne saurait s’habituer à cette idée, de travailler sous les ordres d’une telle… Chose… Alors, il essayait d’oublier, de faire comme si tout était normal.

Mais un jour, ils arrivèrent à vue de la terre, le bon temps était fini pour le moment. Arrivé dans le port, l’équipage du Déméter trouva le bâtiment qu’ils devaient secourir, bloqué à quai par un brick du Gouvernement qui ne voulait guère le lâcher des yeux. C’était sans difficulté qu’Océan remarquait la discipline coutumière de son ancienne contrée, pouvant, à première vue, représenter une difficulté supplémentaire mais donnant pourtant un certain avantage : la fatigue. L’ingénieur avait travaillé pour le Gouvernement et avait pu observer ses ouvriers, on leur demandait beaucoup et le travail était vite éreintant, d’autant plus lorsque l’on restait aussi longtemps en état d’alerte. Et la fatigue embrume l’esprit et ralentit les gestes.

Malheureusement, il faudrait que l’ingénieur aide à la prise de ce fameux brick, il ne pourrait pas se dérober devant ce péril. On savait qu’il ne s’était jamais battu, ainsi l’avait-on cantonné à saboter le navire, ce qui ne serait pas beaucoup plus simple en fait… L’homme avait plus l’habitude de construire que de chercher à détruire, mais cette fois-ci se devait d’être différente. Pourtant, pas d’idée brillante, pas de solution miracle, rien de tout ça ne venait à son esprit. La chose promettait de ne pas être simple.

C’était avec la jeune Perry qu’Océan devait mener son œuvre, deux objectifs principaux s’offraient à eux, réclamant qu’il se sépare pour des raisons de discrétion et de rapidité. Le plan que l’ingénieur avait établi était simple : lorsque l’équipage du Déméter attaquerait, Perry et lui-même profiteront de la confusion pour se faufiler à l’intérieur du navire. Là, ils devraient attendre que la majorité de l’équipage monte sur le pont pour chacun partir vers son objectif en coupant, si possible, les bragues des canons en évitant tout conflit. D’abord, les deux personnages vers la sainte barbe, là Océan prélèvera un peu de poudre pour faire sauter le gouvernail à travers la coque à l’endroit indiqué par le capitaine pendant que Perry saboterait la poudre avec ce qu’elle trouverait (de l’eau ou de la sciure de bois ou ce qu’elle voudrait).

Citation :
Je pense avoir été claire sur ce que je comptais faire, à Perry de voir si elle s’y tient ou pas. S'il y a des ennemis en chemin, Océan se cachera comme il peut le temps qu’ils partent, s’il se fait repérer, il essaie de prendre la fuite (c’est toujours mieux que mourir…) et si vraiment il n’a pas le choix, il menacera de tout faire sauter avec la poudre (enfin, lui et son agresseur) en espérant que ça le retiendra assez longtemps pour qu’on vienne l’aider. Mais avant ça, s’il ne peut pas s’enfuir, il essaiera de se faire passer pour une nouvelle recrue à bord, arrivé depuis peu depuis le Gouvernement sur l’île (sait-on jamais).
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Perry Gehando
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Jeu 18 Sep - 19:03

Le voyage avait été calme, sans encombre et sans aucun soucis. Perry avait sympathisé avec l’équipage et exécutait les tâches qui lui étaient assignées sans trop broncher (ce n’est pas comme si elle avait le choix, de toutes façons, elle ne pouvait pas s’enfuir). La jeune femme était plutôt contente d’être sur ce navire, et elle était heureuse d’avoir été acceptée sans trop de difficultés par les autres marins qui l’accompagnaient. Elle avait eu quelques doutes sur son intégration avant d’embarquer sur le navire, mais après tout, quand on a un capitaine vampire, une femme ou deux à bord ne doit pas particulièrement déranger...

Maintenant qu’ils avaient accosté, les choses sérieuses commençaient à arriver. Perry s’était vue assigner une tâche spécifique pour l’attaque du brick, et elle comptait bien la remplir avec autant d’efficacité et de sérieux qu’elle le pouvait. Saboter le vaisseau. Ça ne devait pas être bien compliqué à faire si elle n’était pas dérangée par des membres de l’équipage ennemi... Pour mieux se mêler à la foule une fois l’attaque lancée, et pour moins se faire remarquer étant donné qu’elle était une femme, la petite brune avait entouré sa poitrine d’un bandeau pour l’aplatir, s’était attaché les cheveux à l’aide d’un catogan et avait enfilé une chemise trop large pour elle ainsi qu’un pantalon bouffant afin qu’on ne remarque pas ses formes féminines. Et voilà qu’elle ressemblait à un jeune matelot efféminé et pas assez musclé. Sa dague était toujours cachée sous sa chemise, et son briquet à amadou était dans sa poche.

La nuit était désormais tombée sur les quais et Perry, accompagnée de quelques hommes de son équipage, dont Océan, attendaient dans l’obscurité le signal du capitaine pour attaquer. Ils s’étaient déjà séparés en deux groupes. La jeune femme et l’ingénieur s’étaient mis d’accord sur la façon de saboter le brick : Il s’occuperait du gouvernail pendant qu’elle s’occupait de rendre inutilisable la poudre à canon. Mais avant d’atteindre la poudre, elle couperait autant de bragues que possible.

Elle ne savait pas s’il y aurait de l’eau ou tout autre matériau à proximité des réserves qui lui permettrait d’altérer la poudre, donc si elle ne trouvait rien à mélanger avec, elle essaierait de jeter autant de tonnelets que possible à la mer par une éventuelle ouverture (ou bien elle les ouvrirait puis elle déverserait leur contenu petit à petit à la mer si l’ouverture était trop petite pour les faire passer) et s’il n’y avait pas d’ouverture... La jeune femme étalerait le contenu des tonneaux au sol et menacera d’y mettre feu si quiconque voulait en récupérer ne serait-ce qu’une poignée. Bon, cette dernière option lui semblait assez dangereuse, mais après tout... Si elle courait assez vite... Et puis, un homme saint d’esprit ne provoquerait pas quelqu’un qui est entouré d’une grande quantité d’explosifs, menaçant de foutre le feu avec une lampe à huile à la main... non ? Bon, si elle le pouvait, elle éviterait évidemment cette option ci.

Son poignard à la main pour couper les bragues et se défendre, tendue comme un arc, Perry était désormais impatiente, prête à passer à l’action, espérant en finir le plus rapidement possible et avoir un minimum d'ennuis.

Citation :
Perry étant plutôt discrète, elle espère ne pas trop se faire remarquer une fois sur le brick.

-> Si elle arrive aux réserves de poudres sans aucun soucis, elle sabotera donc ces dernières selon les options qui s'offrent à elle, comme expliqué plus haut.

-> Si elle se fait attaquer avant d'être près des réserves, elle essaiera d'abord de fuir pour revenir plus tard, ou bien elle ira se cacher quelque part et attendra que son agresseur s'en aille s'il ne la voit pas.

-> S'il la voit ou qu'elle ne peut tout simplement pas fuir, elle se défendra avec son poignard et n'hésitera pas à planter le type qui l'agresse si ça peut l'aider à sauver sa propre vie. Elle n'a vraiment pas beaucoup de points en corps à corps donc elle usera de coups bas s'il le faut, même si ça veut dire se défendre en plantant son poignard dans le dos de son agresseur. Si elle peut attaquer sans que l'autre ait le temps de se défendre, elle essaiera de planter sa lame en priorité dans le cœur ou tout autre organe sensible, ou bien dans le bide puis elle bougera sa lame à la façon dont on étripe un animal pour le vider.(certes c'est dégueulasse, mais dans les séries ça neutralise directement l'agresseur... donc voilà >.>)
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Marionnettiste
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Ven 19 Sep - 13:01

Ils ne virent rien venir. Mais qui verrait quelque chose quand on ne l'attend pas ? C'est tout le principe de l'effet de surprise me direz-vous avec raison... Pour le coup, c'était un peu le double effet kisscool, même si le bonbon ne sera pas inventé avant un sacré moment : d'1, comment imaginer se faire attaquer à quai ? ; de 2 comment imaginer se faire attaquer lorsqu'on est navire du gouvernement ?

Groupe Slayn-Killian

Au niveau de la passerelle, il n'y avait qu'un seul gus à faire le pied de grue. Il faisait nuit et les badauds du port se résumaient pour l'essentiel aux poivrots de tous bords qui regagnaient leur bicoque de bois ou de pierre pour une nuit houleuse. Guère besoin d'une escouade de haut niveau pour les chasser à coup de bâton dans l'oignon s'ils osaient approcher d'un peu trop près leur faciès éméché.
Les mains levées du grand brun surprirent le gardien qui n'eut pas même le temps de lever son gourdin en guise d'avertissement qu'un coup sec lui fut porté à l'arrière du crâne. Heureusement que les marins étaient deux pour cette opération, car le second put rattraper le malheureux assommé avant qu'il ne chute bruyamment au sol. Première étape discrète réussie.

Ça n'allait pas durer évidemment... Ça aurait été trop simple et absolument pas intéressant pour moi, narrateur.
Aussitôt que la silhouette du premier gars (Killian, envoyé au devant par Slayn) se dessina à la montée de la passerelle, accompagnée du grincement caractéristique de la planche indiquant qu'on y circulait, le lieutenant de quart le remarqua.
" Qui t'a dit d'remonter ?" beugla-t-il bien fort à l'encontre de celui qu'il pensait être le préposé à la surveillance du quai. Le gars ne répondant pas et s'obstinant à continuer à bouger ses fesses dans la direction opposée à celle qui devait rester la sienne, le responsable du pont s'avança plus furibond encore à sa rencontre.
"R'descend tout'd... " Sa phrase mourut dans sa gorge, suivie d'une simple déglutition qui avait des accents de "oups". Et oui, il engueulait un bonhomme qui n'était pas à lui mais surtout un bonhomme suivi par quelques autres. Aucun qui n'ait particulièrement l'air d'être là dans un esprit de pure camaraderie. Bref, ça sentait mauvais pour leur pomme. Et surtout pour la sienne, car juste derrière Killian, se trouvait un vampire à l'épée démesurément grande... Et il était bien trop près à son goût.

Le lieutenant du Déméter choisit de ne pas s'attarder là plus longtemps, laissant la place libre à ceux qui lui emboitaient le pas et notamment à Slayn.
Les ordres du vampire furent rapidement suivis et les hommes se dispersèrent à la suite de Simons pour couvrir l'ensemble du pont, offrant à ce dernier la possibilité de foncer vers l'arrière en se fondant plus facilement dans la masse des assaillants et en ne faisant donc pas une cible bien identifiable. Il doit quand même user à quelques reprises de son sabre pour envoyer promener des gêneurs mais n'engage pas réellement le combat. En quelques foulées et parades ici et là, il rejoint la porte menant aux quartiers des officiers. Mais... *suspense*

Nous y reviendrons dans un instant.

Attardons-nous sur le concepteur de ce plan d'attaque, mêlant subtilité et brutalité. Car il était loin de faire dans la dentelle le capitaine Valentine, mais l'a-t-on déjà vraiment vu s'attarder à pratiquer cet art délicat... Ça tailladait par ci, ça coupait par là... Attention à ce que ça ne se dépeuple pas trop rapidement sinon ça ne serait pas intéressant à raconter.

La trentaine de marins qui se trouvaient sur le pont avait suivi avec plus ou moins d'intérêt l'échange de leur lieutenant de quart. Quand celui-ci se retrouva soudainement muet, les plus proches comprirent qu'une esbroufe se présentait. Comme une trainée de poudre, ils se préparèrent et tous se rendirent petit à petit et le plus rapidement possible aux caisses d'armes habilement disposées sur le pont. Puis ils s'étaient eux même dispersés pour contrer les assaillants et on pouvait voir tout leur professionnalisme dans la manière dont ils se plaçaient et déplaçaient en fonction de leurs adversaires. Même s'ils avaient peu d'occasion de subir des abordages, ils y étaient préparés.

Et pendant ce petit laps de temps où les choses se mettaient en place ici et là, où Killian commença sa course vers l'arrière, où Slayn coupa sa deuxième tête -à moins que ce soit des tripes...-, un marin, celui qui était le plus éloigné du bazar, avait grimpé à la passerelle supérieure. Il y actionna avec véhémence la cloche. Celle qui servait pour le regroupement. L'alerte était donnée.

*-------------------------------------------------------------------------------------------*

Groupe Perry-Océan

Dans les profondeurs humides du navire, alors que la cloche était encore muette, c'était le calme plat, un silence uniquement ponctué par les craquement réguliers de la coque, et les ronflements bien moins réguliers des hommes de bord.
La partie inférieure du navire était divisée en deux niveaux. Tout en bas, les cales qui se partageaient elles-même en une partie pour les vivres et une autre pour l'espace nuit des matelots. Au dessus, les espaces de vie (coquerie-pile sous les appartements des officiers pour que ceux-ci puisent bénéficier de la chaleur y remontant-, salle à manger) et des espaces liés au combat (armurerie, canons...). Les sabords se trouvaient bien évidemment hors de portée d'eau mais les marins envoyés par Valentine savaient user de cordages pour les rejoindre. La grimpette fut moins facile pour les deux marins d'eau douce, mais ils y parvinrent finalement.
Là les pirates les abandonnèrent, ayant eux-même leur propre mission à remplir. Ils n'eurent pas le temps de rejoindre le dortoir que déjà la cloche carillonnait sur le pont. Ils continuèrent cependant leur route dans la même direction, prêts à intercepter les premiers soldats.

Mais les soldats n'étaient pas uniquement constitués de ceux du pont et de ceux qui dorment. Il y en avait forcement quelques uns qui trainaient. Les deux premiers étaient de corvée à l'armurerie, attenante à la sainte-barbe où était entreposée la grande majorité du stock de poudre du navire (le reste étant disposé à côté des canons, pour couvrir une première salve de tir sans perdre de temps ; ou dans de tout petits contenants de toile pour recharger les quelques armes à feu du bord).
Océan et Perry n'avaient eu aucun soucis pour s'approcher de la réserve de poudre, prenant même le temps de couper les braques des canons qu'ils dépassaient. Mais alors qu'il ne leur restait que quelques tous petits mètres à parcourir pour arriver à la salle tant désirée, la cloche retentit au dessus d'eux.
Ils purent alors entendre du bruit dans la pièce sur leur gauche. Des bruits d'épées qui tombent au sol et même un juron ou deux. Très consciencieux dans leur besogne, les deux matelots assignés à l'astiquage en bonne et due forme des différentes lames de la réserve s'étaient légèrement endormis... Mais en bons gars bien rythmés par la discipline, le simple tintement de la cloche -et il fallait dire qu'elle n'y allait pas mollo ce coup-ci- les réveilla aussi sec, les rappelant à leur bonne habitude. Les voilà déjà debout sur leurs guiboles, une arme à la main (celle qui était la plus proche), les yeux rouges et des bâillements pleins la bouche et débaroulant par la porte, se cognant à moitié l'un l'autre...


*-------------------------------------------------------------------------------------------*

Slayn : Tu es la cible privilégiée des marins. Ton charisme légendaire surement. A moins que ce soit parce qu'ils te jugent le plus dangereux. Du coup, tu dois te dépatouiller avec leur avantage numérique.
Information que tu peux prendre en compte : tes hommes envoyés dans le dortoir sont rapidement en infériorité numérique et regagnent donc le pont -au prochain tour- pour avoir davantage de liberté d'action. Ils seront malheureusement suivis par les marins.

Killian : La cloche n'a sonné que quelques instants avant que tu ne touches la porte. Du coup, tu as le temps de te faufiler à l'intérieur. Ta cible est au bout du couloir. Pour l'instant sa porte est encore close... Mais rapidement, une porte sur ta droite s'ouvre et tu te retrouves nez à nez avec un officier qui sort en trombe de sa chambre, mal peigné, mal fagoté mais bel et bien armé de ses appartements. Tu as heureusement l'avantage de la surprise.

Océan et Perry : Deux contre deux pour vous ^^ Deux gars pas très frais, un peu courbaturés (dormir assis c'est pas génial pour les lombaires), assez réveillés pour tenir debout mais serait-ce assez pour réfléchir ? Pareil que Killian, l'effet de surprise pourrait être votre allié.
Alors oui, je sais : vous m'avez détaillé tous deux des actions possibles, mais sans prendre en compte le fait que vous puissiez être encore ensemble Twisted Evil


Mario a écrit:

Vous avez jusqu'au dimanche 28/09 (prolongation possible sur demande une fois de plus) pour faire votre réponse.
Je ne saurais que trop conseiller à Perry et Océan de se concerter pour leurs actions.

Et toujours, si vous avez des questions, ou si vous voulez entamer une discussion avec un pnj -je dis ça, je dis rien-, ma boite mp est grande ouverte !
Alors à vos claviers !
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Morrigan

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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Mer 24 Sep - 16:22

Killian SimonsLa montée de la passerelle n'avait pas passé inaperçu mais Killian ne s'était pas attardé à observer ce qui était arrivé au lieutenant qui s'était pris à le sermonner avant de se rendre compte qu'il n'était pas celui qu'il pensait. Son objectif unique et indéfectible était la porte qui menait aux appartements des officiers. Slayn lui avait dit que la cabine du capitaine se trouvait au fond du couloir (chose plus que classique dans une configuration de navire comme celui-là). Il ne lui fallait pas perdre de temps.

Ça se joua à pas grand chose. Deux parades par ci, une esquive par là et le voilà à quelques pas de la porte tant convoitée. Une fois à l'intérieur, il n'aurait plus qu'à subir les assauts éventuels des officiers en second... Mais ça aussi, s'il pouvait les éviter, il ne s'en priverait pas. Plus vite il arriverait au capitaine, moins celui-ci aurait eu le temps de se préparer et donc de poser des soucis. Il fallait que l'effet de surprise continue au moins jusque là.
Mais c'était beau de rêver... Il le savait. L'espoir fait vivre lui avait seriné un de ses premiers capitaines lorsque le jeune garçon lui avait signifié son envie de devenir autre chose qu'un petit mousse qui récure les planches blanchies par le sel marin. Ça avait été un letmotiv pour le pousser à faire mieux tout au long de son expérience en mer. Parce que dans la vie, il n'y avait pas que l'espoir...
La cloche d'alerte retendit soudain, le tirant de sa rêverie fixe -la porte-.
" Merde !" siffla-t-il entre ses dents, bien que ce n'était pas véritablement une surprise.

Il aurait du faire plus attention à ce qu'il se passait autour de lui pour s'occuper du petit malin qui était maintenant accroché à la cloche quand celui-ci était encore en pleine course. Les choses étaient ce qu'elles étaient et le lieutenant du Démeter savait qu'il ne lui restait désormais que peu de temps pour agir. Avec un bruit pareil, le capitaine du brick ne tarderait pas à quitter les bras réconfortants de Morphée pour se joindre à ses hommes.
Il eut le temps de pénétrer dans le couloir tant convoité. Quelques pas seulement et voilà que la porte grinça dans ses gongs à sa droite. Un visage peu avenant du gars qui venait de tomber du lit se présenta juste devant lui. Killian ne prit même pas la peine de réfléchir si l'officier était armé ou non ; il attrapa l'homme par les épaules et lui envoya un coup de genou directement dans l'estomac.

[HJ]
Killian a écrit:

1. Le coup a l'effet prévu, à savoir surprendre l'arrivant et le sonner juste assez pour que la suite se produise :

  • Killian lui envoie un direct dans le menton pour le sonner davantage, tout en tenant le gars pour qu'il ne s'effondre pas par terre
  • Il jette le corps de l'homme dans sa cabine, referme la porte et se dirige vers la cabine du capitaine.


2. Le coup n'a pas eu l'effet prévu : Killian enchaîne quand même avec une ou plusieurs autres attaques directes (tout en restant près du corps) dans le but de mettre l'autre KO. Quand celui-ci est enfin hors d'état de nuire, il le balance dans la cabine et poursuit sa mission.

3. Le matelot accuse le coup mais est finalement plus réveillé que prévu et réagit en attaquant à son tour -corps à corps aussi ou utilisation de son arme si la portée lui en est laissée-. Killian, pour se défendre dans un premier temps, utilise le fait qu'il le tient et le balance contre la porte ouverte -ou le mur- puis sort sa propre arme pour s'en servir. Quitte à tuer l'officier.

Son but est d'aller le plus vite possible et sans faire trop de bruit pour ne pas ameuter plus rapidement le boss.
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Slayn Valentine
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Dim 28 Sep - 0:29

L'effet de surprise ne fut que de courte durée, et bientôt une cloche retentit sur le pont, annonçant là le début des véritables hostilités. A présent il allait s'agir d'éviter de perdre des hommes, compte tenue de l'infériorité numérique.

Le plan de Slayn avait relativement peu de chance d'aboutir avec seulement un petit groupe d'hommes décidés. Mais la moins mauvaise d'entre elle était que les pirates pouvaient compter dans leur rang, un vampire se jugeant lui même puissant, et en pleine possession de ses moyens. Les opposants ne tardèrent d'ailleurs pas à aboutir à cette conclusion et semblaient concentrer leur efforts sur notre suceur de sang. Peut être un poil tard malheureusement.

Souriant de toutes ses dents et toisant ses ennemis d'un regard de démon, le Capitaine Valentine venait à peine de décapiter un nouveau soldat en guise d'amuse-bouche. Se retournant en direction de ses nouveaux adversaire, il remit prestement son immense lame en position d'attaque, le sang maculant cette dernière, formant un arc de cercle au dessus de lui, éclairé par la lumière faiblarde de la lune et des différents feux du navire.

D'une voix grave et sentencieuse, il prévint alors ceux décidés à lui barrer la route.

" Tout soldat ne déposant pas les armes, mourra dans une pluie de sang ! "

La formulation n'avait rien de pompeuse. C'était bien là le nom qu'il avait lui même donné à une technique, retravaillée il y a encore peu.

Sur ces paroles, il s'élance alors, prêt à rééquilibrer la balance des forces en présence.


Citation :
Slayn a l'intention de déployer sa technique de combat contre plusieurs, tout en remontant le bateau, partant de la proue jusqu'à à la poupe du navire (d'où devraient arriver les renforts). Cela afin d'essayer de frapper un maximum de soldats se battant déjà contre ses marins et redonner l'avantage à ces derniers.

Action 1 :


-S'il n'est pas d'abord attaqué par des tirs, Slayn effectuera dans un premier temps une frappe horizontale sur 360 degrés. cela afin de briser l'attaque de tout ennemi qui viendrait se jeter sur lui au corps à corps, et dégager le passage autour de lui pour lancer sa course.

-S'il voit qu'on va lui tirer dessus, il va plutôt placer son épée devant lui à la verticale pour protéger son axe tête/Coeur et charger droit devant lui, pour tenter de faire un strike parmi ses premiers opposants. En espérant que les tireurs ne prendront pas le risque d'aligner leur propres camarades au milieu du combat. Après quoi, il fera de nouveau une attaque circulaire pour se donner un peu d'air autour de lui.

Action 2 :

- Après avoir dégagé un peu autour de lui, Slayn prendra son épée au dessus de la garde afin d'avoir beaucoup moins d'amplitude autour de lui et optimiser son corps à corps contre des ennemis en grand nombre. Il commencera alors à courir, puis bondir et à frapper de sa lame ou de sa garde en pointe, tout ennemi qui passerait à sa portée. Son chemin sera relativement aléatoire, puisqu'il bondira d'un côté à un autre dès qu'il en aura l'occasion, attendant que tous ses hommes soient sortis des entrailles du navire.
Quand ce sera le cas, il terminera alors sa technique par une charge violente en direction du groupe de soldat venu en renfort. Usant pour cela d'un rassemblement d'énergie sur ses jambes, et plaçant son épée devant lui, à l'horizontale. Cela pour placer sa deuxième main sur le plat de la lame et se servir de son arme pour faire pression sur un maximum de monde pendant sa charge. Le but de la manoeuvre est là encore de faire un Strike, mais bien plus violent que le premier cité plus haut.

- Pendant toute la durée de sa technique, il mettra a profit ses compétences de maitre d'arme, et surtout ses compétences en esquive pour subir le moins de dégat possible. Au moindre tir ou coup de sabre qui se mettra sur sa route, il effectuera des bonds en l'air ou sur les côtés pour éviter les attaques. Il ne cherchera d'ailleurs pas à s'attarder sur chaque ennemi qu'il croisera, son but étant surtout de redonner l'avantage au combat à ses hommes. Bref... S'il tue durant sa technique, tant mieux. S'il blesse, au marin du Demeter qui sera à côté d'en profiter pour gagner et passer directement au prochain ennemi.

note : Bien sur Slayn veillera aussi à ne pas blesser ses propres hommes pendant l'action, donc s'il reste du monde à lui susceptible de le gêner pendant la charge final, il y renoncera pour plutôt combattre à leur côté et les aider à refouler les éventuels renforts.

Le but de ces actions est surtout de montrer une technique élaborée, nécessitant beaucoup de rotations de lames et faisant littéralement jaillir "une pluie de sang" sur toute la zone. La finalité en est avant tout psychologique, pour saper le moral de l'ennemi et -l'espère t'il- le faire se sentir écrasé par une technique de combat supérieure. Cela bien sûr pour mettre fin plus rapidement au combat.

_________________
Sic gorgiamus allos subjectatos nunc (Nous aimons nous repaitre de ceux qui aimeraient nous soumettre)

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Océan de Larose

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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Lun 29 Sep - 18:44

Tout se déroulait plutôt bien, au départ. Sans trop de mal, Océan et la jeune fille du capitaine avaient réussi à monter à bord et à entrer à l’intérieur du navire. Parmi les dormeurs, les deux infiltrés avaient pu évoluer en coupant ce qu’ils devaient sans qu’aucun souci ne leur tombe dessus. Il aurait semblé que tout était au mieux dans le meilleur des mondes ! Mais, bien entendu, cela ne pouvait pas continuer… Et, alors qu’ils arrivaient si proche du but, la cloche raisonna sur le pont. Le bruit ne manqua pas de provoquer du remue-ménage dans l’armurerie, des jurons, des lames qui tombent…

Et voilà donc que sortent deux marins embrouillés et alcoolisés, se retrouvant face à face avec les deux intrus qui avaient presque réussi à s’en tirer sans combat ! Durant une seconde, Océan se retrouva paralysé, incapable de penser, ne sachant que faire. Puis, il fit un pas en avant, les vieilles habitudes reprenant les devants. Comme s’il avait toujours fait ceci –ce qui n’était, dans un certain sens, pas tout à fait faux-, il lança un regard dur, l’air irrité du patron voyant ses ouvriers flâner au travail avant de lancer quelques mots avec autorité sur un ton sec.

-Qu'est-ce que vous fichez ici, bande d'idiots ? Le gouvernement ne vous paye pas pour roupiller ! Sur le pont, immédiatement !

MJ a écrit a écrit:
Les deux matelots se stoppèrent immédiatement en constatant la présence de deux personnes dans le couloir. L'un d'entre elles, un type un peu vieux à l'aspect sec, les invectiva sur leur paresse. Le plus costaud des marins pencha la tête sur le côté, l'air de réfléchir. C'était qui déjà ce gars ? se disait-il.

"Nous y allions justement monsieur. répliqua son collègue avec un semblant de garde à vous. Pas très appliqué, ni présentable mais c'était l'intention qui comptait. Surtout en pareille circonstance.

Il tira son partenaire par la manche mais le costaud restait bêtement bloqué sur la tête d'Océan.

"Z'êtes qui ?" finit-il par demander, une lueur d'intelligence brillant dans ses yeux cernés comme si c'était là l'idée du siècle. Sa bouche pâteuse avait prononcé ces quelques mots et c'était déjà bien que ça ait été compréhensible.

Incroyable, l’idée n’était pas loin de passer, déjà la moitié des deux avinée convaincue. Et vu comme c’était parti, Océan ne pensait pas que le second resterait bien longtemps. Ses mots lui venaient naturellement et il se sentait comme revenu au temps plus clément où il vivait sur le continent.

-Océan de Larose, ingénieur mandaté par le gouvernement pour débloquer l’affaire ici. Sauf que, d’affaire ici, il n'y aura plus si vous restez là... Alors sur le pont, si vous ne voulez pas que je dise au capitaine ce que vous faisiez pendant que les autres se défendaient !

MJ a écrit a écrit:
L'homme réfléchit. Aussi intensément qu'un cerveau encore embrumé par le sommeil est capable de le faire. Aussi rapidement qu'un cerveau... -vous avez compris l'idée-. Cela sembla prendre une éternité avant qu'il ne plisse les sourcils en résultat de sa délibération mentale.

" Aah...." qu'il fit d'un air très convaincu.

Son copain lui tira une nouvelle fois sur la manche comme s'il avait compris le cheminement de pensées qui avait chamboulé son compagnon.

" Cherche pas : on est jamais au courant de rien nous... "

Sur ces mots, le gars s'en alla sans attendre davantage. Pas envie de se faire taper sur les doigts - ce qui présageait plutôt de bons coups de fouets pour désobéissance aux ordres.

L'autre resta là encore un instant, zieutant l'un puis l'autre des deux protagonistes devant lui.

" Dev'iez pas être à l'abri dans votre cabine plutôt ? "

Le costaud ne voulait pas abandonner, la peur du combat, peut-être, ou plus probablement, oubliant sa place de par le réveil difficile. Cette fois-ci, Océan prit l’air irrité et impatient, espérant se débarrasser au plus vite de ce type. Au pire des cas, il était seul maintenant, ce qui laissait l’avantage du nombre au petit groupe, mais mieux valait éviter de se faire remarquer… Ou tuer.

-Croies-tu réellement que je suis venu les mains vides ? J'ai seulement besoin de poudre pour mes joujoux ! Le petit est là pour m'aider à porter la poudre... Maintenant, déguerpi, tu me faite perdre mon temps, et vu ce qui se passe là-haut, il vaudrait mieux ne pas trop en perdre !

Après quelques instants, le temps que l’information monte au cerveau surement, le gars costaud s’en alla en bougonnant et en lançant des regards par-dessus son épaule. Il n’était peut-être pas vraiment convaincu, mais le résultat était là, il n’y avait plus personne entre Perry, Océan et la sainte barbe. En lançant un « vite ! » à la jeune femme, l’ingénieur entra dans la salle pleine de poudre. Il ne prit pas garde à ce qui pourrait être utile à la petite Perry pour saboter tout ça, il n’avait pas réellement le temps.

Océan chercha un récipient de poudre pas trop volumineux (il ne faudrait pas non plus faire sauter le navire en entier) quitte à vider un tonneau sur le sol pour ne garder qu’une partie de sa contenance et parti avec son butin sans ne plus s’attarder. En sortant de la réserve, il ne manqua cependant pas de faire un détour par l’armurerie afin de trouver un pistolet ou une arme quelconque qui lui permettrait de mettre feu à tout ça. Alors, vint le tour de positionner là où lui avait indiqué le capitaine l’explosif pour que celui-ci transperce la coque contre laquelle il était en détruisant le gouvernail derrière sans se trouver en dessous de la ligne de flottaison –il avait fait des calculs à la louche et savait la masse approximative de poudre qu’il avait besoin, enfin, c’est du moins ce qu’il espérait-.

Citation :
Donc, après cette petite discussion, Océan va se chercher sa poudre (dans un contenant pas trop compliqué à transporter, de préférence, sinon, il faudra faire rouler). Les réactions sont les mêmes que décrites précédemment, avec une préférence pour le redit de ce qu'il vient de faire s'il croise du monde.
S'il y a une arme à feu dans l'armurerie, pas de soucis, il l'utilisera pour faire sauter le contenant contre la paroi suscitée, sinon, il prendra une baguette de rechargement des canons en faisant une petite traînée de poudre.
Dans le cas où un feu se déclarerait après coup, il essayera de l'éteindre en l'étouffant, si ça rameute du monde, il essayera de se cacher. Une fois la mission accomplie, bin, il sera temps de procéder à un repli stratégique, par le pont s'il n'y a plus de bruit de combat, en retournant à l'eau sinon ^^
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Perry Gehando
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Mer 1 Oct - 20:22

Les deux marins d’eau douce réussirent à s’infiltrer sur le navire sans trop de soucis. Perry était un peu inquiète à cause de la possibilité d’avoir à se battre contre un type, voir même plusieurs, certainement beaucoup plus expérimentés qu’elle, et elle ne donnait pas cher de sa peau si cela devait arriver... Mais la jeune femme continua son chemin, accompagnée d’Océan, en ayant le temps de couper les bragues des canons, sans aucuns soucis pour le moment. Cela encouragea un peu Perry, mais quand la cloche sonnant l’alarme résonna sur le vaisseau, juste quand ils allaient entrer dans la salle où était entreposée la poudre à canon, elle sursauta et fronça les sourcils. En entendant un bruit métallique et des jurons, la jeune femme se redressa et cacha son arme à temps dans sa poche, juste au moment où deux hommes à l’air endormi sortirent de la salle. Elle garda la main sur son poignard, et mit l’autre main dans son autre poche, tandis qu’elle fixait les deux gardes en plissant les yeux. Elle craignait de se faire attaquer par ces personnages, mais ne tremblait pas. Elle jeta un coup d’œil à Océan, qui s’avançait d’un pas et qui commença à entamer un dialogue avec les deux autres marins. Perry ne laissa rien paraître, mais elle fût grandement étonnée de voir que son petit speech fonctionnait, et qu’il arrivait à aussi bien à jouer son rôle. Même si l’un des deux ennemi semblait un peu retissant, ou peut-être tout simplement long à la détente, ils finirent par s’en aller sans qu’il n’y ait aucun coup donné.

Océan apostropha alors Perry en lui disant de se magner, et la jeune femme le suivit, entrant dans la sainte barbe. Il se mit à chercher un tonnelet de poudre, et la jeune femme s’activant de son côté, ne voyait rien qui pouvait bien l’aider à saboter tout ça. Elle se plaça devant les tonneaux, les poings sur les hanches, en réfléchissant à ce qu’elle pourrait faire tout en regardant autour d’elle. Il n’y avait rien qui pourrait vraiment lui être utile. Elle ne voyait pas d’eau, ou tout autre chose qu’elle pourrait utiliser pour foutre en l’air tout ça. La jeune femme soupira en se dirigeant vers l’armurerie, une petite idée germant dans sa tête.

Citation :

-> Perry se dirige vers l'armurerie pour voir si, de ce côté-là, il n'y aurait pas de tonneaux d'eau, de sciure ou d'autre matériaux pouvant permettre de bousiller la poudre à canon une fois mélanger avec. S'il y en a, elle ferra comme indiqué dans mon précédent poste, mais en s’enfermant de l’intérieur dans la sainte barbe avec tout ce qu’il faut jusqu’à ce qu’elle ait terminé son boulot. Et si un intrus arrive à entrer dans la salle, elle se défendra avec son poignard (ou elle lui balancera un tonnelet de poudre à la gueule en espérant le sonner, ou le déstabiliser pour attaquer en première).

-> S'il n'y a toujours rien pouvant l'aider, elle regardera, comme Océan pour prendre un pistolet ou un fusil. S'il n'y a qu'une arme à feu, elle la laissera à l'ingénieur, s'il y en a plusieurs, elle en prendra deux, vérifiera qu'elles sont bien chargées, et elle les accrochera à sa ceinture pour les avoir à porter de main. Elle les utilisera pour se défendre si besoin même si elle ne sait pour l'instant pas manier d'arme à feux, elle essaiera de bien viser le bonhomme si possible Very Happy (pis sinon ça lui ferra deux armes à feux de bonne qualité pour apprendre à tirer, c'cool)

-> Ensuite, elle se dépêchera d'aller à l'écoutille la plus proche, poussera du mieux qu'elle pourra le canon, et si elle n'y arrive pas elle se dépêchera d'aller demander à Océan de l'aider à le décaler. Juste pour déplacer la bouche du canon afin de laisser l'ouverture libre. De là, elle retournera à la sainte barbe et prendra un tonnelet de taille moyenne en laissant tomber une ligne de poudre de quelques mètres après la porte jusqu'à l'écoutille, et une fois arrivée à l'écoutille, elle ferra pareil, mais vers la porte. Je mettrais un schéma pour illustrer ça de façon plus claire après ^^'

-> Une fois cette sorte de cadre de fait, elle commencera à jeter les tonneaux à l'eau, en les portant ou en les faisant rouler.

-> Si un ennemi arrive parce qu’elle a été repérée, elle essaiera d’abord de lui tirer dessus de loin si elle a une arme à feux, si elle le rate et qu’il s’avance encore vers elle, ou si elle n’a tout simplement pas d’arme à feux, elle prendra une lampe à huile posée non loin d’elle à l’avance, la claquera au sol, sur la ligne de poudre, ce qui enflammera le cadre, et elle sera donc à l’intérieur. Vu que c’est sa seule option pour fuir, elle sautera à la flotte, par l’écoutille. Mais j’espère que ça n’arrivera pas et qu’elle pourra faire sa besogne tranquillement :aa : Et si ça arrive, on prie pour qu’elle ait déjà balancer un maximum de tonneau à l’eau ;_ ;

-> Si tout se déroule comme il faut, une fois le travail terminé, elle ne se risquera pas à aller sur le champ de bataille étant donné son faible niveau en combat. Elle sautera directement par l’écoutille pour aller se mettre non loin du quai où mouille le brick, en attendant la fin du combat s’il n’est pas toujours terminé, et si c’est fini, elle rejoindra son équipage... enfin, s'il a prit le dessus.

-> Schéma. (assez kk)
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Jeu 2 Oct - 17:18

Killian

Le second n'avait eu que le temps de pousser la porte de sa chambre qu'il fut agrippé et même carrément cueilli par un coup bien senti à l'estomac. Comme dans un fruit bien mur, il perçut sans peine le genou s'enfoncer dans la chair tendre de son ventre. Il n'était pas vraiment besoin d'être médecin pour savoir qu'une attaque portée à cet endroit avait de grande chance d'aboutir à une immobilisation partielle de la victime. L'effet aurait été plus rapide si la visée avait consisté en un point légèrement plus bas de l'anatomie de notre individu mâle. Mais bon, comme par respect pour sa future descendance possible, Killian avait agi en gentleman.
L'officier n'était pas impotent après un seul coup, vous vous en doutez. Mais notre marin aux favoris ne comptait pas en rester là. Il enchaina, boum bam boum... Enfin, il essaya, car le pauvre erre qui se recevait des marrons n'avait pas particulièrement envie de se laisser cogner dessus sans réagir un minimum. Il avait un désavantage de poids contre lui -l'impression qu'un boulet de canon lui était rentré dans le ventre- mais il ne s'en obstinait pas moins. Et tandis que le lieutenant du Démeter le tabassait purement et simplement, cognant visage, ventre, bras -tout ce qui lui faisait obstacle-, le marin tentait vainement de rester debout et de se défendre voire même de contrattaquer. Par un hasard providentiel (ou mjiesque =D ), il réussit à lui en mettre une au visage, offrant à l'arcade de son adversaire une pèche dont elle se souviendrait un petit moment. L'énergie du désespoir fait faire de grandes choses même si en l'état ce fut sa dernière avant qu'il ne s'effondre. KO.

Si Killian jetait un œil à ses poings, il verrait qu'ils avaient changé de couleur... et pas uniquement à cause du sang du malheureux contre lequel il s'était acharné quelques courtes mais efficaces minutes. Peu habitué à s'en servir comme moyen d'attaque, il porterait pendant quelques temps des séquelles de ce combat au corps à corps... si combat était le terme approprié quand un seul des participants arrivait à placer des coups.

L'infortuné adversaire allait être proprement et simplement rejeté dans sa chambre... quand une voix s'éleva du fond du couloir.

" Obbin !! Au rapport ! "

Voici donc la voix du capitaine Ledario, s'élevant depuis sa cabine. Oh il avait bien entendu la cloche sonner, mais ne comptait se déplacer que si l'affaire en valait la peine. Dans ce genre de situation, c'était à son second d'évaluer la situation et de la lui énoncer dans les plus brefs délais. Là il donnerait ses directives ou viendrait se montrer en personne pour calmer le jeu.
Pour sa part, il pensait qu'il ne s'agissait de rien de grave. Il était trop loin du pont pour entendre les sourdes réminiscences des épées qui s'entrechoquent ou des chairs tenaillées par l'acier.


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Slayn

Grosse voix fait-elle toujours grosse impression ?
Pour ceux qui furent assez près pour distinguer les traits du vampire -et notamment ses dents à frémir d'horreur- lors de cette unique et majestueuse phrase d'avertissement, l'effet fut indéniable. Ils comprirent qu'il ne lançait pas cette réplique par pur effet de style. Pourtant, ils n'avaient pas le moindre intérêt à abaisser les armes comme demandé ; ils ne le pouvaient pas. C'était contre tout ce qu'on leur avait inculqué depuis le début de leur engagement dans l'armée, soit assez jeunes pour certains d'entre eux. C'était presque marqué au fer rouge dans leur peau. "On n'abandonne pas le combat." Une injonction dont les conséquences n'avaient pourtant aucune commune mesure avec ce qui allait leur arriver à l'instant où le capitaine ennemi chargea. Entre mourir maintenant et subir le cachot à vie avec ou sans des coups de fouets préalables, le choix aurait pourtant du être évident. Enfin, ce n'est pas à moi de juger de l'imbécilité des pnjs...
A noter que les quelques pirates qui avaient accompagnés leur capitaine sur le pont s'étaient dispersés et arrivaient à faire leur travail de pacification sans être inquiété par trop d'adversaires, tant ceux-ci étaient préoccupés presque exclusivement par le grand gaillard.

Slayn put donc rencontrer une résistance carnée sur le passage de son épée. Une résistance juste suffisante pour qu'il puise faire sa représentation grandiose. Un ballet de gouttelettes vermeilles s'élevant majestueusement à la pâle lueur des lanternes. Un concerto de gutturales ultimes expirations, accompagnés de brefs solos suppliants. Un spectacle malheureusement interrompu par la charge héroïque d'une petite balle lourde propulsée par une arme à feu. Arme maniée par un marin au bord du désespoir, des larmes pleins les yeux devant l'horreur qui se produisait devant lui.
Le projectile n'atteignit aucun organe "vital" du vampire. Il faut dire que le tireur n'avait pas vraiment visé avant d'agir. La balle s'installa un petit nid douillet dans le haut du bras du capitaine.
Mais cette intervention providentielle sembla redonner un peu d'espoir aux autres marins : le massacre pouvait être évitée. Pieuse espérance mais laissons-la leur... D'autres retrouvèrent assez de discernement pour mettre en joug le géant nappé de sang. Mais celui-ci avait prévu cette possibilité et achevant son geste circulaire, il plaça son épée à la verticale pour protéger ses zones sensibles. Non pas ses bijoux de famille, mais sa tête et le truc qui lui sert de pompe pour rester debout.

Ce fut le moment que choisirent, sans s'être concerté, les pirates du Déméter pour remonter des cales les marins du bord à leurs trousses immédiates. Cette diversion imprévue permit au vampire de se projeter vers le plus proche des tireurs afin de le raccourcir d'une tête. Et la toute petite lueur d'espoir qui avait jailli dans le regard des survivants du pont faiblit, vacilla... pour s'éteindre aussi rapidement qu'elle était venue...
Autant les pirates ne leur semblaient pas insurmontables, autant cette bête qui leur tenait lieu de chef était trop coriace pour être humain. Ceux qui auraient pu confirmer en ayant vu sa superbe dentition de prédateur n'étaient plus en mesure de le faire...

Les survivants du pont reculèrent, rapidement suivis par leurs camarades enguenillés et dépeignés. La supériorité numérique ne faisait pas tout et voilà une leçon bien amère qu'ils apprirent cette nuit-là.


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Océan

[HJ : les dormeurs ne se trouvent pas au même niveau que l'endroit où pénètre le groupe ^^]
Preste et rapide, l'ingénieur se saisit d'un tonneau qui lui semblait d'une taille raisonnable pour son office. Raisonnable mais non pas moins bien rempli. Le capitaine n'avait pas lésiné sur les stocks de poudre à son départ du Continent. Et loin s'en faut, ils n'avaient pas encore eu besoin de beaucoup pioché dans la sainte-barbe jusque là. Les tonneaux étaient donc bien pleins ; un ou deux seulement avaient vu leur contenu diminuer de moitié. Et ce n'était pas le cas du tonneau récupéré par Océan. L'idée de renverser le trop plein directement par terre n'était pas la meilleure des idées du monde mais ainsi que cela a été écrit, je le raconte. Alors qu'il repartait avec son tonnelet plus léger sous le bras, il manqua s'affaler littéralement par terre, glissant dans la poudre qu'il avait lui même répandu. Il faut dire que c'est assez volatile comme ingrédient. Perry s'en sortira avec plus de grâce lorsqu'elle même quittera la pièce un peu plus tard. Mais dans son malheur, Océan se tordit la cheville. Rien de bien grave rassurons-nous mais la douleur n'en était pas moins présente à chaque pas qu'il faisait.
Ses pas chaloupés par un appui réduit sur son pied gauche le conduisirent à l'armurerie toute proche où il trouva sans peine, sur une étagère, le petit coffre servant au rangement des armes à feu. Des armes à un coup superbement briquées, huilées, récemment astiquées pour assurer leur parfait état de marche. Il y en avait six pistolets dans la boite. Il en prit un au hasard. Il aurait pu prendre n'importe lequel, le résultat était le même : ils étaient tous déchargés. Consigne de sécurité : un coup était si vite parti et à proximité de la réserve de poudre, ce n'était jamais une bonne idée...

Clopin-clopan, un tonnelet sous le bras, un pistolet dans l'autre main, s'appuyant comme il pouvait sur les parois ici et là pour avancer sans trop forcer sur sa cheville blessée, Océan parvint à destination. Enfin presque. Pour arriver à la barre de quille, il allait devoir se baisser, voire même ramper s'il voulait pouvoir placer sa poudre au plus près. L'objectif n'étant pas de couler le navire en même temps, la charge en poudre devait être dosée au gramme près ; mais pour ça, nous n'avons pas de crainte à avoir, car c'était un homme sérieux et consciencieux. Enfin... A vouloir faire exploser de la poudre avec un tir de pistolet quand on ne sait pas viser... Moi je dis ça, j'dis rien mais c'était plutôt suicidaire non ? Bon on ne pourra pas voir cette douloureuse mésaventure se produire car sans munitions, on a beau appuyer sur la détente il se passe rien. Ouf !
Bon il avait une solution de rechange mais elle nécessitait beaucoup plus de temps de préparation.
Après avoir rampé jusqu'à la cible, il déposa une première petite dose de poudre à l'endroit voulu. Puis tout en reculant, il répandit au sol une trainée la plus fine possible. Sauf qu'au bout de quelques centimètres, la quantité de poudre utilisée était bien trop importante. Embraser une trainée de poudre dans un espace exigu en bois : Océan se rendit rapidement compte que c'était extrêmement dangereux. Il arrêta là sa démarche et réfléchit. L'objectif était simplement de bousiller la barre, pas de couler le navire en le faisant exploser ou simplement en déclenchant un incendie. Il y avait forcement d'autres solutions, plus sécurisantes pour le saboteur et pour le navire en général ; en usant de la poudre ou avec d'autres outils. L'ingénieur devait trouver.


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Perry
Eh oui ma pauvre Perry, il n'y avait rien pour satisfaire la mission dans la sainte-barbe. On n'y stocke qu'une seule et unique chose : la poudre. Cela pouvait déjà s'avérer assez dangereux comme cela -n'avez-vous jamais entendu parler d'un navire qui a été détruit à cause de la maladresse de son équipage dans le stockage et/ou le transport de la poudre à canon ?- Il n'était pas question sur un bâtiment gouvernemental que la sainte-barbe ne soit pas parfaitement rangée sans le moindre petit objet ou accessoire susceptible de gâcher le combustible ou d'y mettre accidentellement le feu. Bon l'ingénieur commençait déjà à mettre son bazar dans cet ordonnancement militaire en balançant à même le sol le surplus d'un tonneau. Perry en eut le nez fortement chatouillé mais elle parvint sans peine à éviter la glissade lorsqu'elle sortit.

Dans la pièce voisine, d'où les deux matelots étaient sortis un instant plus tôt pour les surprendre, elle n'eut guère plus de succès. Une armurerie ne contient comme son nom l'indique que des armes et des choses en rapport avec elles ; et dans le cas présent, deux tabourets renversés par le réveil précipité des marins. Océan étant arrivé un court instant avant elle, il avait déjà trouvé la réserve d'armes à feu. Et comme déjà indiqué, vides de munitions. Mais encore fallait-il le savoir... Perry en récupéra deux qu'elle glissa à sa ceinture. Une fois hors de la salle, elle ne revint pas à la salle des poudres, mais se dirigea d'abord vers l'un des canons voisins. Sa braque avait déjà été tranchée mais ce n'était pas là ce qui intéressait la demoiselle. Appuyant de tout son poids sur la bouche du canon, elle essaya de le faire glisser sur le côté pour libérer l'accès à l'écoutille. Ses pieds glissaient sur le parquet de bois, mais elle pouvait sentir un léger succès dans son entreprise. Elle voulut aller demander de l'aide à l'ingénieur mais celui-ci était déjà hors de vue et de voix. Et puis se mettre à crier n'était peut-être pas la meilleure idée qui soit pour agir en toute discrétion. Heureusement elle s'en abstint et continua à s'acharner sur son exercice du jour. Il aurait été bien plus simple de tirer le canon vers l'arrière -après tout une braque coupée ça sert de corde de traction sans soucis... et les roues dont le support était équipé allait généralement dans un seul axe "avant-arrière".
Épuisée par l'entreprise, elle n'en réussit pas moins et revint alors à la sainte-barbe. Là elle ramassa un autre petit tonneau et revint vers son écoutille libérée. Mais au lieu de simplement balancer l'objet à la mer comme on aurait pu l'imaginer d'abord, elle réalisa une drôle de danse autour de son périmètre d'action. Une danse qui laissa une trainée grise sur le sol. Une trainée qui encercla l'endroit où elle allait s'activer pour faire descendre à la flotte un maximum de tonneaux.

Et le ballet des aller-retours pouvait commencer. Si la petite avait bien pensé à se munir d'une lanterne, elle n'arrivait pas à être parfaitement parfaite pour éviter de passer sur la trainée de poudre déposée au sol. Ça s'éparpillait de ci de là ; bon d'accord, toujours sur le même côté, là où elle travaillait, trainant les pieds ou faisant rouler les barriques les plus lourdes. Elle arriva même à en amener une qui était si volumineuse qu'elle ne put la faire passer par l'écoutille. Mais quel n'était pas le prix de ce labeur ! Toute seule à porter, trainer, soulever des tonneaux... Perry était épuisée, éreintée, morte ; déjà son dos hurlait sa douleur, ses bras gémissaient, sa nuque se contractait. Et puis ces maudites jambes qui en avaient déjà marre de la porter. Elle n'avait pu mettre à l'eau que six tonneaux que déjà elle dut prendre une pause. Assise par terre, cachée par le canon d'un côté et un tonneau de l'autre, elle aurait pu passer inaperçue. Mais un des survivants du pont supérieur avait préféré se mettre à l'abri à l'intérieur plutôt que de subir le courroux du vampire. Il passa sur ce grand pont et ne put que constater les changements qui s'y étaient opérés.

" C'quoi ça ?! "


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Killian : Le capitaine est bel et bien réveillé ; bien mieux que son second Obbin avant qu'il ne finisse par rejoindre le sommeil douloureux du juste.
La porte est fermée, mais Obbin en a la clé. Pour savoir où elle se trouve, MP-moi le premier endroit où tu la cherches. Au besoin, il faudra un peu de temps pour la trouver...
A l'intérieur, Ledario est en train de revêtir sans se presser - vu qu'il est loin de s'imaginer que le navire subit une attaque- son attirail vestimentaire attestant de son rang de commandant de bord. Pas question de se présenter avec le pantalon en dessous des genoux devant ses hommes. Ses armes -une épée fine et une paire de pistolets à un coup chacun- sont disposées sur le lit pour la première et sur une commode -dans une jolie boite en bois sculptée- pour les seconds.

Slayn : Les marins essayent d'esquiver au maximum le contact avec toi ou même tes hommes. Ceux qui y parviennent se regroupent sur le gaillard d'arrière, s'éloignant du mieux qu'ils peuvent de leurs adversaires. Ils n'ont vraisemblablement plus envie de se faire tailler en morceaux juste pour le principe. Même dans la pénombre de la nuit, les corps de leurs camarades tombés au combat arrivent à donner des nausées à certains.
Tu peux donc soit ordonner qu'ils soient tous massacrés -pour l'exemple, la vengeance ou le plaisir- soit parlementer avec eux en attendant que le capitaine Ledario ne se rende à son tour (ou meurt en refusant).

Océan : Exercice de réflexion pour ce tour, avec quête du ou des objets à utiliser pour saboter efficacement le navire sans mettre en danger Océan ou/et le reste des personnes à bord. Les moyens existent ; à toi d'envisager ces possibilités. Tu peux très bien me les soumettre rapidement par mp pour que je te dise si et où Océan peut trouver les ustensiles nécessaires.
Tu n'auras en revanche rien à craindre d'une intervention inopinée d'un ennemi, à moins que ton excursion personnel ne te ramène vers Perry et son nouveau copain de jeu. Ton pied te fait déjà moins souffrir (un esprit occupé ça aide à oublier la douleur aussi) mais n'espère pas courir trop vite sous peine d'aggraver la foulure.

Perry : Et un petit intrus pour toi ! Je n'ai pas pris en compte l'intégralité des actions prévues, car les copains ont encore besoin d'un tour pour conclure leur "mission"; donc voici de quoi t'occuper ^^
Comme dit au dessus, Perry n'est pas visible directement par le marin. Mais petit soucis, elle n'a pas de munitions pour tenter sa chance en lui tirant dessus (ce qui de toute manière aurait pu être plus risqué qu'autre chose pour elle ^^" ).
Le marin est dans un état mental lamentable -dépité, épuisé moralement par ce qu'il a vu ; l'entrainement a réussi à le préserver encore pour le moment d'une fatigue physique. Soit tout le contraire de la demoiselle qui a les idées claires mais un corps fatigué par l'effort. Attention, la ligne de poudre qu'elle a prévu a été quelque peu endommagée ; des petits tas ont été poussés vers l'extérieur et l'intérieur du cercle lors de ses allers-retours. Et d'autres poussières de poudre sont dispersées un peu partout sur le chemin entre la sainte-barbe et la soute à canons -la faute à Océan et à son vidage sauvage de tonneau. Pour information, la lanterne est à portée de main et toujours dans la discrétion de la planque provisoire de Perry.


Mario a écrit:

Vous avez jusqu'au dimanche 12/10 (soit 10 jours avec deux week-end compris ; j'ose alors espérer que vous n'aurez pas besoin de prolonger le délai) pour faire votre réponse. Ce tour devrait conclure les missions de chacun alors soyez efficaces ! pirat

Et toujours, si vous avez des questions, ou si vous voulez entamer une discussion avec un pnj ou avoir des indications supplémentaires sur la situation, sur les réactions du pnj en face de vous, ma boite mp est grande ouverte !
A vous de jouer !
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Morrigan

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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Jeu 9 Oct - 18:15

Killian SimonsLe jeune homme fut surpris de la résistance du gaillard en face de lui. Il avait du y aller comme un bon bourrin pour arriver à le mettre dans les pommes. Ses poings le faisaient souffrir tant il avait frappé avec.
Une autre chose qui le surprit vraiment, c'était que personne ne s'était pointé pendant ce laps de temps qui lui avait paru incroyablement long pour si peu de résultats. Il allait remiser le second dans sa cabine quand la voix du capitaine s'éleva depuis la chambre de celui-ci. Il attendait après le rapport du certain Obbin, désormais allongé inconfortablement sur le plancher de bois. Car il ne pouvait s'agir de personne d'autre, vu que personne d'autre n'était précipitamment sorti pour aller voir ce qu'il se passait dehors. Killian ne souhaitait même pas imaginer ce qu'il advenait sur le pont. Les bruits de lutte semblaient s'amenuiser, mais c'était peut-être simplement le fruit de son imagination et/ou d'une très bonne isolation phonique dans les appartements des officiers.

Il ne lui restait cependant que peu de temps pour aller cueillir le capitaine. Et les minutes allaient défiler encore, car la porte qui menait à la cabine était verrouillée. Il n'eut qu'à poser la main sur la poignée pour s'en rendre compte. Nul besoin de forcer ; ça aurait été une bonne façon de se faire remarquer... Chose qu'il ne souhaitait pas.
Donc, le dénommé Obbin devait avoir la clé quelque part sur lui ou dans sa cabine. Le lieutenant rebroussa donc prestement chemin ; il lui fallait faire vite, car chaque seconde perdue laissait le temps à Ledario de finir de se préparer... et donc de le prendre lui par surprise, alors que Killian voulait à tout prix jouer sur ce paramètre.
Du coup, il commença par observer rapidement les affaires du type KO à ses pieds. Il ne portait pas son costume complet, mais il lui fit quand même les poches du pantalon sans grand succès. Son regard se porta alors sur la veste d'uniforme pendue à une patère près de la porte d'entrée. Voilà où il trouva le fameux sésame dont il avait besoin. Il se précipita alors vers la porte du fond. Un tour de clé... Ah non, il commença par sortir son sabre de son fourreau puis tourna la clé dans la serrure. Il poussa simplement la porte, qui s'ouvrit d'elle même plus grande. Il la retint du mieux qu'il put, souhaitant d'abord pouvoir jaugé des lieux avant de se manifester vraiment.

Mario a écrit:
Le capitaine lui tournait le dos, occupé qu'il était à rajuster les plis de sa chemise d'un blanc immaculé avant d'enfiler sa veste d'officier. L'étape suivante consistera à rajuster l'ensemble avant de seulement pensé à passer la ceinture de son épée de service.

" Et bien Obbin ! J'attends ! " claqua-t-il entre ses dents, impatient et sec.

De là où il était, Killian pouvait voir le capitaine regardant son reflet dans la vitre d'une des vastes fenêtres de la chambre. Il ne distinguait pas vraiment ce qui se trouvait sur le lit à la droite de Ledario, mais avait pleine et entière vue sur la partie gauche de la pièce, comprenant bureau et table de travail, commode de rangement et même une petite bibliothèque.

Simons entra dans la chambre comme aurait agi le second que le capitaine pensait qu'il était. Il avait bien remarqué le coffre de bois sur la commode voisine. Les armes y étaient à la vue et il ne put s'empêcher de penser à la petite Morrigan qui lui avait confié vouloir apprendre à tirer pour se défendre. Cela pourrait lui faire un beau cadeau. Il se serait bien saisi de l'une d'entre elles dès à présent pour menacer plus efficacement son adversaire mais il ignorait si elles étaient chargées... au contraire de son adversaire.

Il se rapprocha le plus rapidement et prestement possible de sa cible, voyant au passage où se trouvait l'épée du capitaine. Il ne fallait pas qu'il puisse faire un geste pour la récupérer ; même s'il gardait l'avantage que son arme était tirée.
" Je crains, capitaine, de vous apporter une mauvaise nouvelle... " dit-il finalement, en se plaçant parfaitement dans le dos du militaire.

Mario a écrit:
Celui-ci, en révélant les yeux, une fraction de seconde plus tôt pour se mirer une fois de plus dans ce miroir improvisé, n'eut pas le temps de faire un geste qu'il put sentir la pointe d'une arme appuyée dans son dos.
" Puis-je savoir à qui j'ai affaire ? " s'enquit d'un ton calme celui à qui tous à ce bord devaient rendre des comptes.

" A ceux qui prennent votre navire. "
Tout en continuant à maintenir la pression sur le dos de l'officier, Simons se pencha vers le lit pour saisir la ceinture à laquelle était passée le fourreau d'épée.

Mario a écrit:

" Voilà une chose bien présomptueuse. " répondit-il en souriant, peu convaincu par la déclaration.
Du coin de l'œil, il vit le geste du jeune homme. Pas question de se faire avoir par un bleu ! Il se pencha soudainement sur le côté, tournant également son buste vers l'arrière. D'une main, il souhaitait repousser l'incongru, de l'autre, il voulait saisir son arme et mettre un terme à la plaisanterie. Agissant trop prestement, il cogna plutôt le sabre de son jeune adversaire que celui-ci.

Killian perçut le geste entamé par l'officier. Il se porta alors au contact contre lui, épaule en premier pour le repousser.

Mario a écrit:
Ledario vacilla, peu assuré sur sa position. Il tenta de se redresser mais l'homme pesait de tout son poids contre lui.
Le lieutenant du Démeter avait clairement l'avantage. Le capitaine chuta vers la fenêtre. Il put attraper sans peine l'arme qu'il convoitait.

" Je disais donc : nous prenons votre navire. " conclut le jeune homme, en pavanant son sabre pointé vers la gorge du capitaine déchu. Il balança la ceinture loin d'eux.


Killian a écrit:

Il l'invite à se relever pour rejoindre le pont.
Il veuille à ne pas le laisser approcher de la boite des pistolets en se plaçant lui même sur le côté pour lui barrer plus efficacement le passage en cas de tentative.
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Slayn Valentine
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Sam 11 Oct - 11:14

Il ne faut jamais aller contre un ordre du No-Life King… Les marins du Brick gouvernemental venaient de l’apprendre à leur dépend, quand ce qui n’aurait dû être qu’une simple répressions de malandrin, se termina en carnage général… Orchestré de main de maître, il fallait l’avouer, par le plus impitoyable des vampires.

Constatant le recul évident des forces en présence, Slayn décida cependant d’arrêter là le massacre, plaçant son immense épée contre son épaule avec majesté. Les soldats avaient l’air juste assez mur pour parlementer.

” Soldats du gouvernement, Je réitère mon ordre ! Déposez les armes maintenant et je me montrerai magnanime !”

Mario a écrit:
Les militaires s’étaient regroupés sur l’arrière du pont, certains montant même sur le gaillard pour prendre le plus de distance possible avec le monstre. Quand celui-ci les enjoignit à déposer leurs armes, -sous forme d’ordre mais ils ne souhaiteront pas se souvenir de ce détail-, les plus près obtempérèrent et l’information remonta jusqu’aux plus éloignés qui déposèrent à leur tour armes à terre.
On n’entendait plus rien sur le pont sinon une mouche qui voletait paresseusement parmi les cadavres encore chauds.

A cette vision le vampire acquiesça un large sourire satisfait et victorieux.

“Bien… J’aime cette spontanéité !”

Grandiloquent, mais affichant malgré tout une certaine nonchalance, il commença alors à faire les 100 pas sur le pont, afin de pouvoir y aller de son petit discours. Offrant ainsi aux marins du gouvernement, comme aux siens une petite vision de sa mégalomanie mélée d’une pointe de folie.

“ Bien le bonsoir à tous messieurs, je suis le No-Life King ! Un nom que vos chers collègues du continent apprendront bientôt à craindre, mais je m’avance un peu…”

Après une théâtrale révérence, il reprit alors, toujours avec un brin d’amusement dans la voix

“Ce soir, je ne suis que Slayn Valentine le Pirate qui vous a vaincu... Conformément aux lois de la guerre, j’ai désormais droit de vie et de mort sur vous tous, tout comme de jouir comme il me plaira de ce navire !

En toute amitié, mes hommes et moi même allons donc vous dépouiller, couler votre brick et vous offrir une bien charmante histoire à raconter à vos supérieurs qui ne vous pardonneront pas cet échec et vous condamneront probablement vous et vos familles… Si vous ne nous donnez pas de raison de tous vous massacrer avant cela...

Cependant, les choses ne sont pas obligées de se dérouler forcément de cette manière…”


Attendant quelques secondes de voir l’effet de ces dernière paroles, le vampire reprit alors une mine beaucoup plus sérieuse et faisant bien face à l’ensemble des hommes présents.

“ Soyons bien clair. J’ai le sens de l’honneur et je respecte les lois de la guerre. Je ne tolère pas le massacre d’hommes désarmés, et je n’ai pas l’intention de vous humilier plus que nécessaire.

A ceux parmi vous qui resteront fidèles au gouvernement, vous serez fait prisonniers le temps pour nous de terminer nos petites affaires... Puis vous serez débarqués et libres de regagner le continent et vos familles par vos propres moyens.

A ceux qui craignent les représailles du gouvernement et qui n’ont pas d’attaches particulières sur le continent. J’offre une place au sein de mon armada et la garantie d’être traité à l’égal de n’importe quel homme de mon équipage…

Bien évidemment, il y aura quelques petites conditions à remplir pour me prouver votre allégeance. Mais je vous laisse déjà décider entre vous de qui souhaite se constituer prisonnier, et qui souhaite prendre le risque d’accepter ma proposition… je vous conseille de réfléchir vite.”

_________________
Sic gorgiamus allos subjectatos nunc (Nous aimons nous repaitre de ceux qui aimeraient nous soumettre)

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Océan de Larose

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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Sam 11 Oct - 13:50

Il était plus que temps de se mettre en œuvre, pendant que personne d’autre ne dérangeait l’ingénieur et sa jeune équipière. Aussi rapidement que possible, Océan trouva son tonnelet et en renversa le contenu superflu à même le sol –encore une fois, pas de temps à perdre- avant de se diriger vers la sortie. Sauf que… Il était loin d’être un acrobate et précipitation accompagnée de sol glissant mènent souvent à ce qui se produisit : une bonne chute sans la moindre grâce. Et encore, non seulement celle-ci fut assez pitoyable, mais en plus, Océan avait trouvé le moyen de mal se réceptionner et de se tordre la cheville… Vraiment, le sabotage, c’était pas son truc.

Enfin, il put se diriger sans plus de péripétie vers son objectif après avoir retiré l’un des pistolets de l’armurerie tout de même-. Pestant contre la douleur à chaque pas, Océan posa son bagage explosif sur le sol lorsqu’il fut arrivé vers l’endroit qu’on lui avait décrit. Il devait avouer qu’il avait imaginé ça plus haut de plafond… Encore des choses venant compliquer ce qu’il avait prévu. Mais tant pis, il ferait avec. Ainsi, l’ingénieur finit par ramper difficilement au sol pour amener son tonnelet à destination, recula et sortit la fameuse arme à feu. Certes, il n’avait jamais tiré, mais enfin… Toucher une cible immobile à quelques mètres de lui en prenant tout son temps pour viser et en cherchant un appui correct pour tout faire dans un maximum de douceur –si si, c’est le mot approprié-, c’était à la portée du premier venu, non . Apparemment non, comme le désigna la clique d’un chien n’ayant rien à allumer. Eh oui, malheureusement, il avait oublié de prendre des munitions…

Mais, jamais à court de ressources, Océan jeta en arrière l’arme qui n’avait plus d’autre utilité que celle d’être utilisée en tant que massue puis commença le travail de sa seconde option. Celui-là tourna à cours encore plus vite que la première option, l’endroit était décidément trop exigu et risquait de prendre feu. Alors, le savant rattrapa son tonnelet et le posa en retrait en se tenant le menton, plongé dans sa réflexion. Ce fut ainsi qu’il remarqua l’étagère discrète où le matériel d’entretien était rangé.
Espérant se sortir de ce casse-tête, il l’ouvrit pour ne tomber que sur quelques objets insignifiants provoquant un soupir de découragement. Soupir bien vite éteint par la lueur naissante dans les yeux de l’intellectuel. Tout ceci lui donnait une idée ! Océan attrapa les deux grosses paires de ciseaux, les deux limes à bois et l’huile à graisser et se cala sous les pouliots centraux. Il lui était impossible de couper les drosses en l’état, il n’arrivait pas à les atteindre, mais là était le rôle des limes : il allait en utiliser une comme levier en la callant entre les poulies et le support en bois –en utilisant, si nécessaire, l’huile- pour lui laisser la place de passer les ciseaux et de couper ces fichues drosses. Étant donné le cordage qu’il y avait dans la remise, il n’y aurait que peu de difficulté à réparer ça une fois le navire pris.

Et même si cela ne marchait pas, ce n’était pas les idées qui manquaient à l’ex-magistrat. Caler une lime dans une poulie pour l’empêcher de rouler, essayer de limer tout simplement le bois qui l’empêchait de passer, verser de grandes quantités d’huile à l’intérieur des poulies pour outrepasser la limite de glissement en affaiblissant les forces de frottement et faire glisser les cordages autour desdites poulies lors du moment où l’on essaierait de les mettre à l’œuvre…

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Perry Gehando
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Dim 12 Oct - 14:03

La jeune femme, qui avait réussi à bouger le canon trop lourd pour elle, avait aussi pu faire tout le reste comme elle l’avait prévue, ou presque. Ce qu’elle avait oublié de prendre en compte, par contre, c’était la fatigue que cela déclencherait. Eh oui, elle n’était pas très physique, la Perry. Soulever des trucs aussi lourds que ça, elle n’en avait pas l’habitude.  La jeune femme soupira et se laissa glisser près du canon et d’un tonneau au bout de son sixième tonneau déplacé. Elle eut à peine le temps de souffler quelques minutes qu’un des types du brick, qui devait être sur le pont supérieur, était arrivé à son niveau.

« C’quoi ça ?! »

La jeune femme jura intérieurement, après avoir légèrement sursauté en entendant la voix, pestant contre ce parfait inconnu. En plus de lui foirer tout son plan, il lui avait fait peur. Heureusement, il ne semblait pas encore l’avoir vue. La jeune femme réfléchit à toute vitesse. Elle avait prévue de sauter par l’écoutille si les choses venaient à s’envenimer, mais ses bras la faisaient vraiment souffrir, et elle n’avait pas le cœur (enfin, le corps) à nager, maintenant. Elle se jetterait à la flotte en cas de dernière option. Elle tendit alors l’oreille et put constater que le bruit de lutte s’atténuait, en haut. Elle doutait fortement que Slayn baisse les armes face à des types du gouvernement, ou encore qu’il se fasse avoir... Elle conclut donc qu’ils étaient en train de prendre le dessus. Enfin, elle avait une chance sur deux de se tromper. Mais l’idée de gagner la revigora très légèrement, elle attrapa donc un des pistolets accroché à sa ceinture, qui était certes déchargé, vérifia que son poignard était toujours dans sa poche, ce qui était le cas, puis elle se releva d’un seul bond, le type ennemi étant à quelques mètres d’elle. C’était lui qui serait pris par surprise, pas elle.

Le bras gauche tendu en direction de la tête du marin, l’index sur la gâchette, le pouce tirant sur le chien du pistolet, elle s’avança d’un pas, sortant d’un pied de son « bouclier » de de poudre. Faire comme si son pistolet était chargé et avoir l’air sûr d’elle. Il fallait que ça colle, il ne fallait pas qu’elle montre qu’elle avait peur.
Elle observa une demi- seconde son adversaire avant de prendre la parole. Il avait l’air dépité. Perry était bien contente de ne pas avoir à faire au spectacle qui devait se dérouler, là-haut. D’une voix sèche et calme, elle déclara à l’ennemi :

« Si tu tentes quoi que ce soit, je te tire une balle entre les deux yeux. Donc tu vas être gentil, et jeter tes armes par terre, en les écartant d’un coup de pied. Ensuite, on va rejoindre le pont supérieur et si tout se déroule bien, tu auras la vie sauve, mon capitaine t’épargnera. » Elle marqua une pause de trois seconde, pas sûre de la chose qu’elle venait de dire. « Si tu essaies de faire quoi que ce soit pendant qu’on marche, je te bute. Ou bien je fais tout sauter. A toi de voir... Mais je pense que t’es un homme saint d’esprit, non ? »

La lanterne était à côté d’elle. S’il se jetait sur elle, elle attraperait la lampe et ferrait comme elle l’avait prévue au départ, pour se jeter ensuite à la flotte. S’il obtempérait sans broncher, elle ferrait comme elle lui avait dit... sauf qu’elle sortirait aussi son poignard au cas-où il tenterait quoi que ce soit pendant le trajet. S’il essaie de se défendre une fois qu’il est désarmé, elle se défendrait comme elle l’avait pensé : elle l’étriperait vivant, l’égorgerait ou le poignarderait au cœur. La jeune femme regarda le type d’un air sombre, l’air sûr d’elle, respirant lentement en attendant une réaction de sa part.

Citation :
Donc, dit comme dans le paragraphe d’avant, elle se défendra soit avec sa lanterne s’il tente quoi que ce soit près de l’écoutille, sinon avec son poignard. S’il ne fait rien pendant le trajet jusqu’à Slayn, et qu'il reste calme avec le canon du pistolet contre son crâne, elle essaiera de convaincre le vampire de ne rien faire, étant donné qu’il ne se bat plus et qu’il blablate avec l’équipage ennemi  Very Happy
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Ven 17 Oct - 18:04

Océan

Les bonnes idées sont souvent les bonnes... Oui c'est redondant mais mon cerveau fatigué n'a pas trouvé mieux pour dire que la première idée de l'ingénieur était la bonne, bien qu'elle ne fut pas aisée à mettre en place.
Le bois ne fut pas facile à bouger même en faisant levier avec une lime. En revanche, ce fut le frottement que celle-ci exerça sur le bois qui permit à Océan de bouger finalement le morceau de planche. En rabotant un peu celle-ci, l'espace entre les différentes parties fut contrarié et la planche perdit de son utilité première : à savoir préserver les cordages. Petit à petit, la lime s'enfonçait plus profondément dans l'interstice, râpant le bois et dégageant ainsi le passage souhaité. L'entreprise prit quelques minutes mais elle était bien la plus pénible dans la mise en œuvre de ce scénario. L'homme se prit en plein dans le nez les minuscules copeaux de bois limés, tout en se tordant le cou pour observer son travail. Mais lorsque la place fut faite, les ciseaux rentraient parfaitement et il put couper les drosses sans trop d'efforts. L'espace au dessus de la planche était en effet assez large pour ouvrir les lames et les refermer sur les cordes.

La mission de notre ingénieur était maintenant achevée. Muni de cordage et de son petit sac de poudre, il rebrousse chemin pour rejoindre la Sainte-Barbe et Perry.
Mais voyons où en est la demoiselle quand Océan la rejoint.

*-------------------------------------------------------------------------------------------*

Perry
Petit rappel des faits : la jeune femme allait devoir affronter à sa manière son premier vrai adversaire dans cette aventure. Et à défaut d'avoir les moyens physiques de le faire, elle comptait employer la ruse. Idée pertinente et rudement menée par la benjamine de l'histoire.

Le marin sursauta en voyant sortir d'il ne savait où un petit gars qu'il ne connaissait pas -n'oublions pas que Perry est grimée. Il allait dire quelque chose quand il vit une arme à feu pointé sur lui. Alors il referma la bouche et écouta ce que l'autre avait à lui dire. Il lui trouva une voix plutôt aiguë pour un homme mais après tout, sa carrure n'était pas celle d'un athlète de haut niveau non plus.
Lorsqu'elle évoqua son capitaine, l'homme tressaillit. Il ne pouvait s'agir que du fou qui avait fait un carnage sur le pont. Si ce bonhomme était aussi cinglé que le grand gaillard qui leur avait mis la pâté, il ne donnait pas cher de sa peau. Il n'y avait qu'à voir la quantité de poudre répandue par terre pour essayer d'imaginer la logique de son adversaire. Gringalet oui mais prévoyant... ou complètement toqué du ciboulot.
Et puis, s'il s'était réfugié à l'intérieur, c'était bien pour éviter de se faire tuer. Il s'était engagé pour avoir à manger dans le ventre tous les soirs, pas pour se faire trucider bêtement dans un combat perdu d'avance (ou dans un combat tout court, mais ça il n'avait pas compris que ça faisait partie des risques du métier...). Alors il joua la carte du raisonnable petit gars et détacha sa ceinture à laquelle pendait une épée courte qu'il n'avait même pas eu le temps de sortir là-haut.

" Je me rends... " dit-il simplement en accompagnement de son geste de soumission. Il envoya glisser la lame et tout ce qui la tenait un peu plus loin.

Perry put s'avancer sans crainte, mais non sans méfiance. Une méfiance ici complètement inutile mais qui dans une autre situation aurait pu lui sauver la mise. Elle se plaça donc dans le dos du jeune soldat, forçant celui-ci à retourner sur ses pas pour remonter sur le pont. Il n'en menait pas large, mais espérait bien que le petit gars tiendrait parole et lui garantirait la vie sauve auprès de son supérieur.
Alors qu'ils étaient tous deux, prisonnier et gardienne, à quelques pas de l'escalier remontant sur le pont, Océan fit son apparition à l'autre bout de la salle, après avoir déposé la poudre dans la Sainte-Barbe. Il ne se manifesta pas en voyant la situation, laissant la petite jouer son rôle. Aucun ne l'avait remarqué ; cela aurait pu mettre Perry dans une position fâcheuse que de se retourner suite à une intervention de sa part.
(Vous n'avez pas précisé ni l'un ni l'autre ce qu'il pourrait se passer si vous vous rejoignez donc je conclue pour vous de la façon la plus logique qui soit ^^ )

Lorsque vous arrivez l'un après l'autre sur le pont, Océan juste une minute et demi (environ) après Perry, vous vous rendez compte que vous n'êtes pas les derniers attendus pour compléter le tableau de cette soirée d'abordage réussi. Le capitaine du bateau n'est pas encore arrivé mais les choses ont déjà eu le temps de bouger sur le pont depuis l'allocution du vampire.

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Slayn
Comme il a déjà été dit, les marins se plièrent sans rechigner à la demande express de Slayn de déposer les armes... et donc de fait, de se rendre.
La grande magnanimité du vampire leur laissait le choix de choisir leur camp, leur destinée suite à cet épisode plus que fâcheux pour la réputation de l'armée gouvernementale. Se faire avoir aussi bêtement sur son bâtiment amarré dans une zone neutre n'était pas digne de la puissance du Continent dont ils étaient la force armée. Chacun dans sa tête essayait d'imaginer les retombées que cette histoire aurait sur sa propre personne, mais aussi sur leurs familles et leurs proches. Cela pourrait-il aller jusque là ? Ou se bornerait-on à les punir eux pour leur incapacité ? Déserter était bien pire encore que d'échouer et là il était évident que les parents, enfants, épousées seraient aux premières lignes pour subir les conséquences engendrées.
Mais dans le lot de ces soldats de la mer, un certain nombre n'avait rien ni personne à protéger, à nourrir, à préserver de la colère du Gouvernement. Ils n'avaient qu'eux et eux seuls et étaient donc libres de considérer la proposition du capitaine Valentine. Il leur offrait, à ces volontaires qui n'allaient pas tarder à se manifester, une place dans son équipage, dans son armada personnelle. Une opportunité d'autre chose, d'une vie plus libre sous une bannière décriée. La bannière des pirates. C'était comme renié tout ce qu'on leur avait inculqué depuis qu'ils étaient des hommes en âge de comprendre, des hommes en âge de s'engager et de servir et mourir pour leur gouvernement, leur pays. Dans l'imaginaire collectif, les pirates étaient des barbares, vivant sans loi ni maitre, pillant, massacrant, violant tout ce qu'ils trouvaient de pillable, massacrable ou violable. Une vie excitante, palpitante, enivrante pour ces hommes si longtemps soumis à la rigueur dure et inflexible de la vie militaire.

Alors, au bout de quelques minutes supplémentaires d'un silence bourdonnant de chuchotements et de déplacements, un homme sortit du groupe et se présenta au devant du capitaine vampire.
" Capitaine. " le salua-t-il. " Je m'appelle Tiluc. "

D'autres le rejoignirent et se présentèrent ainsi tour à tour à celui qu'ils avaient envie de suivre. Aucun n'était véritablement confiant mais ils choisissaient là la solution la moins pire à leurs yeux. Tandis que les autres préféraient celle qu'ils se sentaient en mesure de supporter.
Ils furent donc moins de la moitié des hommes présents sur le pont à se regrouper à quelques pas de leur nouveau capitaine, soit une petite quinzaine d'hommes.

Voilà ce que purent voir Perry et Océan quand ils arrivèrent : les groupes qui commençaient à se distinguer l'un de l'autre, tandis que les pirates encerclaient plus justement les prisonniers, les contraignant à se tenir exclusivement sur le gaillard d'arrière.
Il ne manquait plus que deux protagonistes sur lesquels nous allons nous attarder maintenant.

*-------------------------------------------------------------------------------------------*

Killian
Le petit duel rapide entre le lieutenant et le capitaine ne fut pas en faveur de ce dernier. Nous pourrions analyser les conditions de cet échec face à un homme plus jeune que lui, mais Ledario n'en mérite pas autant. Il s'était lamentablement fait avoir dans cette histoire, prenant à la légère l'ensemble des paramètres qui se présentaient à lui. En prenant son temps pour se lever, se préparer, se pomponner, il laissa le champ libre pour ses adversaires sans même s'en rendre compte. En prenant Killian pour un benêt débutant qui ne le surveillerait pas assez, il ne récolta aussi que ce qu'il sema : à savoir l'obligation de suivre celui-ci pour constater de sa cuisante défaite devant l'ensemble de son équipage.
Le jeune homme prit bien soin de conduire son hôte sans lui laisser la plus infime des libertés dans ses déplacements. Le capitaine lorgna sur ses précieuses armes à feu sans avoir la moindre chance de les attraper. Le lieutenant du Démeter ne devait pourtant pas baisser sa garde. Le  couloir fut promptement traversé ; il ne lui laissait pas le temps de lambiner, ni même la possibilité de s'approcher d'une seule porte. Le harcelant de son sabre, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, Killian s'assurait de la docilité de son invité de marque.

*-------------------------------------------------------------------------------------------*

Rassemblement général
Le capitaine Ledario put enfin constater que son agresseur ne divaguait pas. Sur le pont, sur son pont, tous ses hommes réunis et cernés par des inconnus aux traits patibulaires (même s'il n'était pas sur de la signification de ce mot, il voulait que les assaillants aient des mines patibulaires, car ça sonnait bien. Il le mettrait dans son rapport, s'il était en mesure d'en écrire un. )
Son précieux brick n'était plus vraiment à lui. On le lui enlevait, on l'en dépossédait par la seule force d'un abordage. Il n'y aurait jamais cru ; lui qui imposait une telle discipline de fer, des entrainements réguliers, qui prévoyait tout... il avait juste oublié d'envisager toutes les possibilités et ça lui en coutait énormément ce soir. Son égo en prenait un sacré coup, son navire en prenait un sacré coup et sa réputation aussi... Oui, le plus dur c'était l'égo et la réputation. Reprendre le dessus après ça serait compliqué, très compliqué. Mais bon, ce n'est pas notre problème.



Mario a écrit:

La première partie de votre mission s'achève là. Félicitations !
Le brick gouvernemental est hors d'état de naviguer, son équipage est fait prisonnier pour la plupart et quelques volontaires intègrent déjà les bas quartiers du Démeter en compagnie de leurs nouveaux compagnons.

La seconde partie de cette mission s'attarde sur le voyage retour et l'escorte du Neptuno jusqu'à bon port. C'est donc parti pour un petit tour en mer, histoire de savoir si certains ont véritablement le mal de mer dans cet équipage...
La suite arrivera bientôt... car vous vous doutez bien qu'il ne va pas s'agir là d'une promenade de santé Twisted Evil

Vous avez la possibilité de conclure cette partie de la mission en postant à la suite de ce message et ce sans délai imposé, sinon celui de la cohérence par rapport à la suite qui vous sera proposé sous peu.
Qu'advient-il du capitaine ? des prisonniers ? des volontaires ? du navire ? de son matériel ?
En gros, faites-vous plaisir et prenez ce qui vous intéresse : vous l'avez bien gagné ! En cas de doute sur les possibilités de gain/butin, me contacter évidemment.


La suite, c'est par ici que ça se passe... quand vous aurez bien vidé les cales du brick bien entendu !
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Slayn Valentine
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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Mer 5 Nov - 23:45

La messe était dite, et les marin survivant du brick ne mirent pas longtemps à choisir leur camps et leur intérêt dans l'alternative que leur proposait Slayn. Un premier homme dénommé Tiluc se présenta à lui aussitôt suivit de quelques autres. Le reste de la troupe avait quant à elle choisi de rester fidèle au gouvernement et serait donc faite prisonnière le temps des manœuvres en cours, comme l'avait promis le capitaine.

En parlant de commandant, Killian arriva bientôt accompagné de celui qui commandait les forces ennemies, ce qui arracha un immense sourire carnassier au vampire. Ce dernier s'avança alors vers lui, l'écrasant littéralement de son regard ombrageux.

Bien évidement il lui ordonna de prononcer lui même la reddition de son navire et de ses hommes. Il ne se montra guère coopératif au début. Mais un coup d'épée géante, lui entaillant l'arcade sourcilière dans un geste parfaitement maitrisé, finit par lui faire entendre raison.

Le navire étai officiellement au capitaine Valentine désormais.

Sa première envie fut de condamner directement à mort le commandant ennemi, comme le voulait la coutume guerrière chez lui. Une idée encore plus amusante lui traversa alors l'esprit en songeant à cette mise à mort... Laisser une de ses nouvelles recrues exécuter elle même leur ancien capitaine, sous le regard de leur anciens compagnons bien entendu. Cela permettrait d'obliger les nouveaux pirates à mettre les deux pieds en pleine trahison au gouvernement, et à ne plus pouvoir faire marche arrière.

Mais... Océan, Killian et Perry avaient les yeux braqués sur lui, attendant ce qu'il allait faire. Devait-il s'affirmer par la cruauté ? Ou laisser de côté ses pratiques d'un autre âge pour briller d'un fouet plus efficace... le respect.

Il mesura une dernière fois le regard de ses hommes et le choix ne fut pas difficile. Le capitaine allait être enfermé a fond de cale avec ses hommes sous étroites surveillance. Quant aux hommes venu grossir sa troupes, chaque ex soldat du gouvernement allait être désormais sous la supervision directe d'un membre de l'équipage et combattrait en première ligne pour prouver sa valeur et sa fidélité au navire.

Slayn le magnanime... La famille Carter en Erbaön se gausserait bien d'un tel surnom s'il était un jour attribué au No-Life King.

Le capitaine Valentine chargea ensuite Killian d'aller prévenir le Neptuno que le brick était arraisonné et d'affréter tous les hommes disponibles pour piller le contenu du Navire et l'embarquer sur le Demeter. Dans le même temps, il envoya quelques signaux lumineux à l'aide d'une lanterne de bord, à son propre navire pour lui dire qu'il pouvait désormais s'approcher sans risque.

A présent il s'agissait de délester au plus vite le brick de son armement superflu. Slayn avait bien sur des vues sur les quelques canons supplémentaires et les munitions pouvant compléter ce qui lui manquait sur son propre vaisseau. Mais surtout il avait des vues sur les deux gros mortiers situées en proue du navire. Armement beaucoup plus intéressants pour pouvoir s'attaquer à des navires plus imposant sur longue distances.

Le vampire n'avait cependant pas oublié les demandes de son propre équipage. Il avait promis un canon à Océan, il l'aurait. Il l'autorisa également à prendre toute ce qui pouvait lui sembler utile dans ses propres recherches. Quant au reste des hommes, ils bénéficieraient d'un partage équitable du butin récolté, le tout encadré par contrat en fonction des rôles et qualité du travail de chacun.

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Sic gorgiamus allos subjectatos nunc (Nous aimons nous repaitre de ceux qui aimeraient nous soumettre)

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MessageSujet: Re: [Contrat n°3] Le Neptuno   Sam 8 Nov - 14:00

Killian SimonsLe plan avait marché. Il n'en revenait pas que ça ait été aussi simple de prendre possession de ce navire. Il était vrai que l'effet de surprise faisait plus de la moitié du travail. Capturer le capitaine n'avait pas été très compliqué non plus ; l'homme était persuadé de sa supériorité et il n'y avait rien de pire quand on était en position d'infériorité. Killian n'avait pas eu à forcer beaucoup pour deviner ce que voulait faire l'autre et le mettre hors d'état de répliquer. Du coup, oui, ça avait été facile.

Une fois arrivés sur le pont, ils purent constater tous deux le travail très efficace des pirates ; le lieutenant n'avait pas menti : le bateau était déjà pris. Les marins du bord se séparaient en deux groupes : ceux qui se constituaient prisonniers et ceux qui souhaitaient rejoindre le vampire dans la piraterie. Le jeune homme n'y voyait aucun inconvénient et quand bien même qu'aurait-il eu à y redire ? Il faudrait juste penser à les surveiller au début et leur laisser faire leurs preuves, des preuves concrètes de leur nouvelle affiliation.
Ledario dut annoncer officiellement la reddition de notre bâtiment pour que la victoire soit totale. Il n'y eut pas à forcer beaucoup pour le convaincre de s'exécuter. A la suite de quoi, le vampire décida de son sort.

Pendant que les prisonniers étaient conduits aux cales pour y être enfermés, Killian entreprit, à l'aide d'une corde remise par un pirate, de lier fortement les poignets du capitaine déchu. Il le remit ensuite à un subalterne avec pour mission de lui enserrer également les chevilles une fois installé à sa place privilégiée d'officiers : dans un petit coin sombre et humide, sous une poutre lourde qui donnait du coup un plafond assez bas ne permettant pas la station debout. Ça tombait bien, il y serait attaché assis.
Les nouveaux moussaillons seraient mis à contribution pour transporter sur le Déméter l'ensemble des canons de leur ancien navire, tandis que les hommes de Valentine feraient le vide dans les stocks de poudre, d'armes et de vivres. Smith superviserait l'opération depuis le bâtiment pirate qui avait été contacté à l'aide de signaux lumineux et Killian, après avoir été prévenir le Neptuno de la situation, devait faire de même sur le brick. Il demanda cependant l'autorisation suivante à Slayn avant que les opérations ne commencent. Il savait très bien que c'était le moment pour se servir personnellement ici et là et il n'avait envie lui que d'une seule chose.

" Avant qu'un autre les prenne, je voudrais aller récupérer les armes du capitaine. J'aimerais les offrir à Morrigan. C'est tout ce que je souhaite pour moi et je prend mon poste ensuite sans ciller Capitaine ! "

Slayn Valentine a écrit:
Le vampire se fendit d'un large sourire amusé avant de dire : " C'était même pas la peine de demander ! T'as pris le capitaine, c'est normal que tu prennes ses armes. Je t'y encourage même. "

Le lieutenant ne se fit pas prier et après un signe de tête reconnaissant pour son supérieur, il s'éclipsa jusqu'à la cabine. Là il prit le temps d'observer les lieux avant d'aller se saisir des armes tant désirées. Il les contempla un instant, se souvenant sans peine que son amie lui avait parlé de son envie d'apprendre à se défendre. Lui-même ne pourrait pas lui venir en aide dans ce domaine, mais il ne désespérait pas de lui trouver un bon professeur après lui avoir déniché les armes.
Il cala ensuite la boite sous le bras et alla prendre son poste sur le pont inférieur.
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